Le ciel du mois : Août 2026
Evénements
Animées par l’AFA et les clubs d’astronomie, les nuits des étoiles sont programmées cette année les 7, 8 et 9 août sur un thème consacré à notre étoile : le Soleil. Ce sera aussi l'occasion de lancer le compte à rebours de l'éclipse du 12 août. Chacun peut venir en famille observer le ciel et écouter les explications fournies par les membres des clubs d'astronomie locaux.
La sonde chinoise Tianwen 2 qui a décollé en mai 2025 et parcouru un milliard de kilomètres finalise son approche de l’astéroïde Kamo’oalewa. Ce rocher d’une trentaine de mètres suit la même orbite que la Terre, on pense qu’il a été éjecté depuis la surface de la Lune lors de l’impact d’un gros astéroïde sur celle-ci. La sonde va tourner autour pour l’étudier et choisir un point de prélèvement afin de ramener sur Terre des échantillons fin 2027.
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Une des premières photos prises par la sonde début juillet, à 20 km de l’astéroïde
Le 6 août, après de nombreux reports, la startup allemande ISAR Aerospace a prévu le deuxième vol d'essai de sa fusée Spectrum, depuis le pas de tir d’Andoya en Norvège. Le lanceur de 58 t au décollage, propulsé par 9 moteurs Aquila fonctionnant au propane/oxygène liquide, doit être capable de placer une charge utile de 1000 kg en orbite basse (800 kg en orbite polaire). Pour cet essai, la fusée emmènera cinq Cubesats en passager afin d’effectuer des expériences à but éducatif.
Le 24 août, un lanceur Longue Marche 5 au décollage du centre spatial de Wenchang en Chine emportera la sonde Chang'e 7 vers la Lune. Celle-ci comprend un orbiteur, un atterrisseur, un robot sauteur et un rover. La mission atterrira fin octobre près du pôle Sud de la Lune pour étudier l'environnement de la surface lunaire, en particulier la présence de glace d'eau dans le sol, en vue de l’installation d’une base future. Grâce à l’ensoleillement quasi permanent dans cette région, les panneaux solaires peuvent alimenter les équipements de façon continue pendant plusieurs mois.
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Le 27 août, une fusée Ariane 62 (i.e. avec deux boosters à poudre) doit placer en orbite polaire la paire de satellites MTG-I et MTG-S au titre de la mission Meteosat 14. Les satellites MTG opérés par Eumetsat ont une masse supérieure à 3,6 tonnes dont 600 à 800 kg d'instrumentation. L'instrument principal des MTG-I est une caméra en lumière visible et infrarouge, fournissant une image de l’atmosphère terrestre toutes les 10 minutes avec une résolution spatiale comprise entre 1 et 2 kilomètres au-dessus de l’Europe. Les MTG-S emportent un sondeur infrarouge fournissant les caractéristiques du profil vertical de l'atmosphère (température, humidité, vent, ozone).
Le 30 août, le télescope spatial Nancy Grace Roman (appelé aussi Wide Field infrared Telescope) doit quitter la Terre à bord d’un lanceur Falcon Heavy composé de trois étages principaux de Falcon 9. Il sera placé en orbite autour du point de Lagrange L2 du système Terre-Soleil à 1,5 millions de km, comme les télescopes Herschel, Euclid et James Webb avant lui. D’une masse de 10,5 t, le télescope Roman dispose d'un miroir primaire de 2,4 mètres focalisant sur un imageur/spectrographe et un coronographe. Les observations conduites par la NASA seront effectuées en lumière visible et dans le proche infrarouge (0,48 à 2 micromètres) afin d’étudier la répartition de la matière noire dans le cosmos et de détecter des exoplanètes autour des étoiles de notre galaxie.
Plus d’informations sur Wikipedia
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Le télescope N.G. Roman, successeur de Hubble
Ephémérides
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Ce mois d’août est exceptionnel puisque nous pourrons voir en Europe une éclipse totale de Soleil et une éclipse partielle de Lune. La mécanique de ces phénomènes est décrite dans l’article sur les mouvements de la Lune de ce blog.
Depuis la France, l’éclipse de Soleil du 12 août se produira entre 19h20 et 21h20 avec un maximum autour de 20h20. Le recouvrement du disque solaire par la Lune sera alors compris entre 90% (frontière nord-est) et 99% (pays Basque). Pour voir l’éclipse totale, il faudra se déplacer à l’ouest de l’Islande ou en Espagne.
Le Soleil sera très bas sur l’horizon nord-ouest (azimut 290°) ; il se couchera avant la fin de l’éclipse au sud d’une ligne Paris-La Rochelle. Il faut espérer que l’horizon sera bien dégagé ce soir-là.
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Zone de visibilité en Europe - source Observatoire de Paris/LTE
Il est indispensable d’utiliser des lunettes spéciales éclipses portant le label de certification ISO 12312-2 pour observer directement le Soleil. En dehors de la zone de totalité de l’éclipse, il sera exclu de les retirer même si la luminosité du Soleil couchant paraîtra atténuée : les parties brillantes qui subsistent peuvent endommager gravement la rétine en quelques secondes, sans sensation de douleur. Ces lunettes sont en vente pour quelques euros dans les pharmacies et dans les magasins d’astronomie. Manipulées avec soin, elles pourront être réutilisées pour les éclipses du 2 août 2027 et du 26 janvier 2028.
Les montages « bricolés » (pellicule photo, masque de soudeur…) sont à proscrire car ils laissent passer du rayonnement UV et IR tout aussi dangereux que la partie visible. Si un instrument grossissant est utilisé (viseur optique d’appareil photo, jumelles, télescope…), il faut le munir d’un filtre solaire placé devant la lentille frontale, dont le facteur d’atténuation est compatible avec le nombre d’ouverture F/D de l’instrument : voir l’article photographier le Soleil.
Les éclipses ne peuvent se produire que lorsque les nœuds de l’orbite lunaire sont proches de la droite Terre-Soleil. Il est donc très courant d’observer une éclipse de Soleil et de Lune au cours de la même lunaison ; une éclipse partielle de Lune se produira en effet lors de la pleine Lune du 28 août. Les continents européen, africain et américains seront alors du côté « nuit » de notre planète quand la Lune passera dans l’ombre de la Terre et pourront voir le phénomène : tous les observateurs de ces régions verront la même chose au même instant. L’heure locale et la position de la Lune dans le ciel sera bien sûr différente en fonction du lieu ; un effet de parallaxe peut aussi affecter légèrement la trajectoire apparente de la Lune.
Si le passage dans la pénombre est presque imperceptible, en revanche l’ombre de la Terre sera bien marquée et l’éclipse à son maximum sera presque totale ; la diffusion des rayons du Soleil au travers de l’atmosphère terrestre donnera une couleur rougeâtre au disque lunaire. Contrairement aux éclipses de Soleil, aucune mesure de protection pour les yeux n’est nécessaire. Avec un instrument, il sera plus confortable d’employer un filtre neutre sur l’oculaire pour atténuer la luminosité de la partie éclairée.
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Début, maximum et fin de l’éclipse (heure légale) – source Observatoire de Paris/LTE
Depuis l’Europe, la Lune sera cependant très basse sur l’horizon ouest et nous ne pourrons voir la fin du phénomène puisque notre astre nocturne se couchera à 06h 52 à Ajaccio, 07h 09 à Paris.
Le 7 août au matin, la Lune en dernier quartier sera proche de l’amas des Pléiades.
Vénus très présente dans le ciel du soir atteindra son élongation maximale le 16 août à 45,9° du Soleil ; sa forme en croissant est de plus en plus marquée tandis que son diamètre apparent augmente (25 secondes d’arc). En revanche Jupiter a disparu derrière le Soleil et réapparaîtra à l’est le matin en fin de mois.
Saturne se lèvera vers 23h15 et Mars sera également bien visible en deuxième partie de nuit ; le diamètre apparent de la planète rouge n’est encore que de 5 secondes d’arc. Uranus et Neptune pourront aussi être observés au télescope dans les constellations du Taureau et des Poissons.
Le 3 août, la comète 10P/Tempel se trouvera au plus près de la Terre à 62 millions de km, juste après son passage au périhélie. Le bolide d’une dizaine de km de diamètre tourne autour du Soleil entre les orbites de Mars et Jupiter en 5,36 années ; il a été découvert en 1873 par l’astronome allemand Wilhelm Tempel, lequel a identifié vingt autres comètes et une dizaine d’astéroïdes.
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Orbite de la comète 10P/Tempel – source : https://astro.vanbuitenen.nl
L’objet présente une belle couleur verte et une queue très courte, il culminera vers 02h30 à une vingtaine de degrés dans la constellation du Capricorne puis du Poisson Austral. La magnitude minimum sera autour de 8 : un télescope sera nécessaire pour l’observer. Avec un temps de pose suffisant, il est même possible de mettre en évidence la traînée de poussières qui marque le sillage de la comète, ce qui est assez rare.
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10P/Tempel - Photo Julien De Winter et Landon Boehm / Starfront observatory (Texas)
Les Perséides désignent un essaim de météores remarquable, constitué de poussières issues de la comète 109P Swift-Tuttle découverte en 1862 par deux astronomes américains. La comète revient couper l'orbite de la Terre tous les 133,3 ans, laissant un sillage de débris ; le dernier passage de l'astre au périhélie a été observé en 1992. Cette pluie d’étoiles filantes est la plus intense de l’année, elle atteindra son maximum dans la nuit du 11 au 12 août entre 1h et 5h. La Lune préparant son rendez-vous avec le Soleil ne gênera pas l’observation.
Observation / les objets du mois
Le mois d’août offre de belles nuits d’observation avec une Voie Lactée presque verticale au sud, ce qui permet des photos spectaculaires au grand angle avec un premier plan bien choisi (ici le golfe d’Ajaccio).
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La plupart des nébuleuses mentionnées au mois de juillet sont toujours observables, notamment celles de Céphée et du Cygne très haut dans le ciel.
La nébuleuse obscure du requin LDN1235 s'étend sur environ 15 AL dans la constellation de Céphée, à 650 AL. Les nuages de poussières sont issus des étoiles les plus froides en fin de vie, de couleur orange-rouge.
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La rose de Valentine SH2-174 découverte par Stewart Sharpless entre Céphée et l’étoile Polaire est une nébuleuse planétaire assez particulière. Les nuages d’hydrogène (rouges) et d’oxygène (bleus-verts) ionisés se sont déplacés à des vitesses différentes depuis l’étoile qui aurait donné naissance à la nébuleuse, dont il reste une naine blanche visible au centre de la zone bleue. L’ensemble est à 1000 AL de notre système, son diamètre apparent est de 16 minutes d’arc (soit un diamètre réel de 4,6 AL).
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L’étoile double Delta Cephei est intéressante à plusieurs titres.
C’est un couple d’étoiles jaune et bleue à 890 AL, séparées de 0,2 AL (41 secondes d’arc) : elles sont donc liées par la gravitation. En fait, chaque composante est une double spectroscopique ce qui en fait un système quadruple.
Delta Cephei A est une étoile variable pulsante de type céphéide classique. La magnitude apparente varie de 3,6 à 4,3 de manière très régulière avec une période de 5,4 jours. Pour ces étoiles de masse comprise entre 4 et 20 fois celle du Soleil, il existe une relation entre la luminosité (la magnitude absolue) et la période de pulsation : en comparant avec la magnitude apparente, on en déduit la distance c'est pourquoi ce type d’étoile porte la qualification de chandelle standard. Cette découverte due à Henrietta Swan Leavitt vers 1910 a permis de mesurer les distances des objets dans notre galaxie et dans les galaxies proches, ce qui a transformé notre compréhension de l’univers.
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A mi-distance entre Cassiopée et Céphée nous pouvons observer la nébuleuse de la bulle NGC7635 découverte en 1787 par William Herschel. Il s’agit d’un nuage de gaz en expansion presque sphérique issu d’une jeune étoile très chaude de magnitude 8,7 dont la masse est estimée à 40 fois celle du Soleil. Ce nuage est entouré par une région d’hydrogène ionisé, à 10 000 AL de notre système.
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Petite nébuleuse en émission entre Céphée et le Cygne, la nébuleuse du cocon IC5146 a un diamètre apparent de 12 minutes d’arc, soit 15 AL à une distance de 3500 AL. Ce n’est pas une nébuleuse planétaire, mais un nuage d’hydrogène ionisé qui donne naissance à de nouvelles étoiles à l’extrémité d’un long nuage de poussières. L’étoile centrale de l’amas est de magnitude 10.
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Situé à 4° de la nébuleuse M27 « Dumbbell » dans la même constellation du Petit Renard, NGC6820 est une nébuleuse en émission associée à l’amas ouvert NGC6823, découverte par l'astronome allemand Albert Marth en 1864. Située à 6000 AL, ses nuages de gaz et de poussières sont sculptés par le rayonnement des jeunes étoiles nées dans la nébuleuse. Le pilier principal a une longueur apparente de 5 minutes d’arc, soit 9 AL : davantage que la distance du Soleil à l’étoile Sirius !
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NGC7331 est une galaxie spirale située à environ 42 millions d’AL au-dessus du carré de Pégase, découverte par William Herschel en 1784. Elle fait partie du « groupe Deer Lick » qui comprend 4 autres galaxies beaucoup plus distantes (entre 300 et 350 millions d’AL). Ce nom inhabituel ("la mare aux cerfs") a été donné en 1980 par l'astrophotographe amateur Tom Laurenzin qui observait cet ensemble à travers le "Deer Lick gap" dans les montagnes de Caroline du Nord.
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Un demi-degré à l’ouest nous pouvons observer le quintet de Stephan, découvert par l'astronome français Edouard Stéphan en 1878. C'est un groupe resserré de 5 galaxies (NGC7317 à 7320) dont 4 sont en interaction proche autour de 300 millions d’AL et fusionneront à terme. La cinquième (NGC7320 en bas à gauche sur la photo) est beaucoup plus proche à 40 millions d'AL et semble plutôt liée à NGC7331. La magnitude des objets est faible (14) et demande un instrument d’un bon diamètre, ainsi qu’un ciel très pur. Le diamètre apparent du groupe est de 5 minutes d’arc.
Photo Nasa / Hubble space telescope
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Trois petites nébuleuses planétaires (entre 1 et 2 minutes d’arc) découvertes par l’astronome britannique William Herschel entre 1784 et 1788 sont observables en août avec un instrument à grande focale, et par ciel bien clair sans turbulence. Un filtre Ha + OIII est conseillé pour la photographie.
NGC7008 nébuleuse du fœtus (Cygne)
Photo Bob & Janice Fera
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NGC6905 nébuleuse de l’éclair bleu dans la constellation du Dauphin
Photo Lukasz Sujka
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NGC6781 nébuleuse de la Lune fantôme dans la constellation de l’Aigle
Crédit : observatoire ESO/La Silla (Chili)
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La galaxie de Barnard NGC6822 est une galaxie irrégulière barrée du Groupe local située à environ 1,6 million d'AL de la Voie lactée dans la constellation du Sagittaire. Découverte en 1881 par l’astronome américain Edward Emerson Barnard, c'est l'une des galaxies les plus proches de la nôtre en dehors des galaxies naines « satellites ». Sa composition et sa morphologie sont semblables à celles du Petit Nuage de Magellan, son diamètre de 7000 AL est également voisin. Elle contient 10 millions d'étoiles environ, dont la majorité sont des étoiles jeunes.
Crédit : ESO/Observatoire de la Silla (Chili)
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Plusieurs amas remarquables sont à signaler dans la constellation du Scorpion, donc visibles seulement en été sous nos latitudes.
L’amas du crabe M4 est facile à trouver, 1,4° à l’ouest de la géante rouge Antares. Distant de 7200 AL, c’est l’amas globulaire le plus proche de la Terre ; son diamètre vaut 25 minutes d’arc. Il est cependant masqué en partie par la vaste nébuleuse qui entoure Antares.
Source : Wikipedia
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L’amas du papillon M6 est un amas ouvert de même diamètre apparent, contenant une centaine d’étoiles à 1600 AL. La plupart sont des étoiles bleues mais la plus brillante BM Scorpii est une géante orange de magnitude variable entre 6,8 et 8,7.
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Enfin l’amas de Ptolémée M7 visible à l’œil nu était connu des grecs anciens. C’est une concentration d’étoiles sur un peu plus d’1° carré, bas sur l’horizon dans le nuage de la Voie Lactée.
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Bon ciel à tous !
Sauf mention contraire, les photos de cet article ont été réalisées par l'auteur. Retrouvez-les dans la galerie, avec les paramètres de prise de vue et un commentaire.
