L'astrophoto facile

21 janvier 2022

Revue de presse du 21 janvier 2022

Découverte d’un système d’exoplanètes sur le point d’être englouties par leur Soleil

Jupiter chaudeLe satellite TESS a découvert trois exoplanètes de type Jupiter chaudes autour de leur étoile en fin de vie, et dont les périodes orbitales sont parmi les plus courtes connues. Ces exoplanètes migrent vers leur Soleil et ne devraient pas tarder à s’y engloutir. Leur étude pourrait permettre de mieux connaître l’évolution des systèmes planétaires.

https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/exoplanetes-exoplanetes-point-etre-avalees-leurs-soleils-decouvertes-tess-96130/#xtor%3DRSS-8

 

 

 

Un point lumineux sur 15 sera bientôt un satellite !

trains de satellitesAvec le déploiement des super constellations de satellites, comme Starlink, ou Kuiper par Amazon, il sera bientôt difficile de voir encore des étoiles. Une équipe d’astronomes a calculé que prochainement en restant sur le même rythme de lancement, un point sur 15 visibles dans le ciel sera un satellite, et non une étoile. Les effets pour la recherche astronomiques seront désastreux et cela changera durablement le ciel nocturne dans le monde entier. Sur cette application web il est possible de voir concrètement une simulation de la luminosité et du nombre de satellite selon sa localisation et l’heure.

Les lancements à répétition de satellites ont aussi un coût environnemental non négligeable. Chaque lancement charrie son lot de débris dans une orbite basse qui est déjà bien encombrée. L’absence de réglementation internationale dans le domaine et de coopération entre les acteurs contribuent à la pollution lumineuse du ciel nocturne et à la pollution atmosphérique de l’orbite terrestre.

https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/satellite-nuits-etoilees-point-lumineux-15-sera-bientot-satellite-95998/#xtor%3DRSS-8

 

Bientôt des stations-service dans l’espace

Malgré le nombre importants de satellites en orbite  basse, le marché des services ne décolle pas encore. Pourtant en février 2020, l’amarrage du remorqueur MEV-1 au satellite de télécommunication Intelsat 901 pour une opération de maintenance, marque le début des services aux satellites en orbite. La start up Orbit Fab travaille sur la mise en place de dépôts de carburant commercial dans l’espace. Elle vient également de signer un accord avec Astroscale pour que les futurs véhicules de services Lexi (Life Extension in Orbit) soient ravitaillés en orbite géostationnaire. Le premier véhicule de Lexi devrait être lancé en 2026 afin de prolonger la durée de service de satellites.

https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/service-orbite-stations-service-espace-premier-contrat-livraison-vient-etre-signe-96121/#xtor%3DRSS-8

 

 

 

La physique des océans explique les cyclones sur Jupiter

hubble-jupiterDepuis 2016 la sonde Juno fournit des données essentielles sur Jupiter et notamment des images des pôles. Huit cyclones se produisent au pôle Nord de la géante gazeuse et cinq à son pôle Sud. Présentes depuis les premières observations de Juno, ces tempêtes s’étendent un rayon de 1000 km. Si aujourd’hui l’origine de ces phénomènes n’est pas connue, les chercheurs ont découvert qu’ils partageaient des similitudes avec les tourbillons océaniques.

https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/jupiter-cyclones-jupiter-expliques-physique-oceans-96146/#xtor%3DRSS-8

 

Evolution de l’expansion de l’Univers dans une carte 3D

universL’instrument spectrographique d’énergie noire (DESI) vient d’achever ses premiers mois d’observation du ciel. Au terme de sa mission, en 2026, il devrait contenir plus de 35 millions de galaxies dans son catalogue. Les cartes 3D issues de ces observations permettront aux astronomes de mesurer la variation du taux d’expansion de l’Univers avec une précision encore inégalée. Les données de DESI sont également utilisées pour comprendre le comportement des trous noirs de masse intermédiaire dans les petites galaxies.

https://trustmyscience.com/plus-grande-carte-3d-univers-commence-reveler-histoire-son-expansion/

 

Etonnant : un trou noir supermassif fabrique des étoiles !

Les trous noirs sont perçus la plupart du temps comme des objets célestes engloutissant ceux qui passeraient trop près d’eux. Grâce aux images d’Hubble, des astronomes ont observé comment un trou noir supermassif pouvait contribuer à la formation de jeunes étoiles. A  34 millions d’années-lumière de la Voie Lactée, la galaxie naine Henize 2-10 abrite un trou noir supermassif. Les vents de matière issus de ce trou noir constituent comme un flot de matière continue jusqu’à une région particulière où se forme de nombreuses étoiles, à 230 année-lumière de l’astre compact.

https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/astronomie-surprise-trou-noir-geant-fabrique-etoiles-21662/#xtor%3DRSS-8

 

 

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14 janvier 2022

Revue de presse du 14 janvier 2022

Des astronomes observent la transition d’une supergéante rouge en supernova

BtelgeuseS’il n’est pas rare de pouvoir observer les conséquences d’une explosion en supernova plusieurs mois après, il est en revanche exceptionnel de pouvoir détecter l’activité préalable de ce phénomène. A l’aide des deux télescopes d’Hawaï, une équipe d’astronomes de Berkeley a pu observer une supergéante rouge pendant 130 jours avant son explosion en supernova. L’observation s’est poursuivie ensuite pendant 300 jours après l’explosion. L’ensemble des données recueillies viennent affiner la connaissance de ce type d’événement.

https://trustmyscience.com/astronomes-observent-explosion-supergeante-rouge-pour-premiere-fois/

 

14 jours après son lancement le James Webb Telescope est entièrement déployé !

JWTLe déploiement tant du pare-soleil que des miroirs ont mis en oeuvre environ 178 mécanismes, 400 poulies, 90 câbles individuels… et de nombreuses heures d’études, de tests et d’ingénierie pour les équipes. Pendant cette phase deux manœuvres de correction d’orbite ont été effectuées afin de le placer sur la bonne trajectoire vers sa destination finale. Une troisième correction de trajectoire est prévue à mi parcours. La mise en service opérationnelle va se poursuivre encore pendant 5 mois et demi.

https://reves-d-espace.com/le-telescope-spatial-james-webb-entierement-deploye/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=le-telescope-spatial-james-webb-entierement-deploye

 

Une exoplanète en forme de ballon de rugby !

cheops-reveals-a-rugby-ball-shaped-exoplanetLe satellite Cheops de l’Agence Spatiale Européenne a pour principale mission d’étudier les étoiles voisines du Soleil abritant des exoplanètes et de les caractériser. Parmi ces objets d’étude se trouve WASP-103, une étoile située dans la constellation d’Hercule et autour de laquelle orbite WASP-103b, une exoplanète deux fois plus grande que Jupiter et 1,5 fois plus massive. Lors de sa découverte en 2014, les astronomes étaient surpris par sa grande proximité à son étoile. Ils avaient émis l’hypothèse qu’elle devait être soumise à de forts effets de marée. En comparant 12 observations de transits, les astronomes ont observé des différences entre les différents transits, associées à la déformation de la planète.

photo : Cheops repère une exoplanète à la forme d'une balle de rugby. © ESA

https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/espace-exoplanete-forme-ballon-rugby-jamais-vu-96009/#xtor%3DRSS-8

 

Le nouveau projet d’Elon Musk pour « attraper » l’étage du Super Heavy

MechazillaContrairement au Falcon 9 qui retourne se poser au sol en utilisant des jambes d’atterrissage, le Super Heavy pourrait être attrapé en vol à quelques mètres du sol. L’idée est d’utiliser la tour de lancement du Starbase. Cette dernière est équipée de bras articulés qui peuvent s’ouvrir ou se refermer à différentes altitudes. Ils seraient utilisés comme « étaux » pour « attraper » l’étage du Super Heavy avant qu’il ne touche le sol, de le maintenir à quelques mètres du sol, avant de le repositionner sur le support de lancement. Si le concept parait simple, la mise en pratique semble très risquée. ArianeWorks, le groupe ADF/Latesys et l’université de Rennes travaillent actuellement sur un projet similaire.

https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/spacex-elon-musk-devoile-tour-lancement-attrape-super-heavy-son-retour-terre-96015/#xtor%3DRSS-8

 

 

Sur les traces de la matière noire

Voie lactéeA partir de l’observation des orbites d’une douzaine de courants stellaires dans le halo de la Voie Lactée, une équipe internationale de chercheurs espère révéler la matière noire qui entoure notre galaxie. C’est la première fois que des astronomes peuvent étudier autant de courants stellaires, et ce grâce aux données de la mission Gaïa.

https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/matiere-noire-matiere-noire-autour-voie-lactee-trahie-courants-etoiles-96023/#xtor%3DRSS-8

 

 

Etudier le climat des autres planètes

Vénus - cc WikipédiaLe Laboratoire de Météorologie Dynamique étudie l’évolution du climat terrestre à partir des données de satellites et de modèles numériques qui simulent son atmosphère. Les chercheurs ont adapté ces méthodes pour simuler le climat sur d’autres planètes du Système Solaire. En s’appuyant sur l’analyse des données des différentes missions, ils peuvent élaborer des modèles climatiques globaux. Le but est de simuler le comportement des atmosphères extraterrestres.

https://www.polytechnique-insights.com/tribunes/espace/comment-etudie-t-on-les-climats-dautres-planetes/

 

Des bulles dans la galaxie !

Notre système solaire se trouve à l’intérieur d’une région galactique, appelée bulle locale, entourée de milliers de jeunes étoiles. Si son existence est connue depuis des décennies, l’origine des ces étoiles, située en périphérie restait un mystère pour les scientifiques. Grâce aux données de l’observatoire spatial Gaïa et au logiciel de visualisation Glue, les astronomes ont pu retracer les positions et mouvements des étoiles proches de la Terre sur un millénaire. Ils ont découvert une origine commune pour toutes ces étoiles liée aux supernovae. Ces dernières auraient crées les conditions favorables à la formation de nouvelles étoiles sur le pourtour de la bulle. D’autres bulles interstellaires existent très certainement. L’équipe ambitionne de les cartographier et d’identifier les interconnexions possibles

https://trustmyscience.com/astronomes-retracent-evolution-vide-interstellaire-heberge-systeme-solaire/

 

 

 

 

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07 janvier 2022

Revue de presse du 7 janvier 2022

2022 : une année riche pour les missions spatiales

Webb_liftoff_on_Ariane_5 cc ESAPlusieurs nouvelles fusées devraient s’élancer cette année. Ce sera notamment le cas pour la nouvelle version du lanceur léger européen Vega C, ainsi que pour la capsule de transport CST-100 Starliner de Boeing. Le vol inaugural de la fusée lourde Ariane 6 est prévu pour le 3ème trimestre. Du côté des missions plus lointaines, à suivre également les premières images du James Webb Telescope, le lancement de la mission ExoMars 2022, ou encore celui de la sonde Psychée vers un astéroïde métallique.

https://www.numerama.com/sciences/800075-les-10-grandes-missions-spatiales-incontournables-en-2022.html

cc ESA/CNES/Arianespace

 

Des anneaux de disque protoplanétaire à l’origine de la structure du Système solaire

système solaireDes images de disques protoplanétaires, semblables à celui du jeune Système solaire, obtenues par le réseau de radiotélescopes Alma, ont révélé la présence d’anneaux. En voulant comprendre par des simulations numériques ces anneaux une équipe d’astronomes arrive à la conclusion que le disque protoplanétaire du Système solaire devait en contenir trois. Chacun délimitant des réservoirs chimiques bien précis, relativement éloignés les uns des autres et surtout rendant bien compte des tailles et composition des corps planétaires du Système solaire et leur répartition.

https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/cosmogonie-structure-systeme-solaire-serait-heritee-anneaux-son-disque-protoplanetaire-70888/#xtor%3DRSS-8

 

Quel avenir pour l’ISS ?

issPrévue pour durer 10 à 15 ans l’ISS approche doucement des 30 ans. Pour des raisons techniques et aussi parce que le spatial entre dans une nouvelle époque, l’histoire de l’ISS touche à sa fin. Si les Etats-Unis et l’Europe sont prêts à s’engager jusqu’en 2030, la participation de la Russie est plus incertaine. De plus les projets de nouvelles stations spatiales commerciales de Lockheed Martin ou Blue Origin marquent la transition vers des stations provenant d’acteurs privés et avec lesquels la NASA bâtit des partenariats. Si pour l’instant aucun plan officiel pour désorbiter l’ISS n’est annoncé, la NASA y travaille déjà.

https://www.numerama.com/sciences/807185-la-station-spatiale-internationale-se-fait-vieille-peut-elle-rester-en-orbite-encore-longtemps.html

 

5 couches pour le bouclier thermique du James Webb Telescope

James Webb TelescopeCette semaine une étape importante a été franchie avec succès : le déploiement du bouclier thermique, chargé de protéger les instruments de la chaleur et la lumière du Soleil. Il s’agit d’un mécanisme complexe pour tendre chacune des cinq couches composant ce bouclier. Chacune a la taille d’un terrain de tennis et l’épaisseur d’un cheveu.

https://www.numerama.com/sciences/807955-pourquoi-le-bouclier-du-telescope-spatial-james-webb-a-5-couches-au-lieu-dune-seule.html

Le déploiement des miroirs peut ainsi commencer. Au 5 janvier le miroir secondaire, qui récupère la lumière réfléchie par le miroir primaire (ce dernier doit encore être déployé) est sorti avec succès.

https://www.numerama.com/sciences/810473-bonne-nouvelle-pour-james-webb-son-miroir-secondaire-est-sorti-sans-encombre.html

 

Des étoiles très anciennes découvertes en périphérie de la Voie Lactée

c19-amas-voie-lacteeEn s’appuyant sur les données de la mission Gaïa, une équipe internationale vient de découvrir un groupe d’étoiles à très faible métallicité (inférieure à 0,05 % celle du Soleil). Baptisé C-19, le groupe d’étoiles se situe en périphérie de la Voie Lactée. Jusqu’ici les astronomes n’envisageaient même pas que de telles étoiles existent encore. Cela ouvre de nouvelles perspectives pour étudier les étoiles très anciennes.

 

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01 janvier 2022

Le ciel du mois : janvier 2022

Evénements

JWT

Le grand télescope d’observation du ciel profond James Webb lancé par une fusée Ariane 5 le 25 décembre a entamé son voyage vers le point de Lagrange L2 à 1,5 millions de km qu’il devrait atteindre fin janvier. Les opérateurs au sol pilotent un programme complexe de déploiement et de test des différents éléments : antennes de communication, panneaux solaires, bouclier thermique, miroirs primaire et secondaire, capteurs… Il faudra ensuite plusieurs mois pour aligner les miroirs et calibrer les instruments. La communauté scientifique est impatiente de recevoir les premières images avec une sensibilité 10 fois supérieure au télescope Hubble toujours en service depuis 31 ans.

 

Le deuxième satellite d’observation radar COSMO-Skymed 2e génération doit être lancé par une fusée SpaceX/Falcon 9 le 27 janvier. Celui-ci rejoindra le premier satellite mis en orbite en 2019 ; une fusée européenne VEGA-C était initialement prévue mais les deux échecs du lanceur en 2019 et 2020 ont conduit à retenir une fusée américaine. Cette constellation succède à un premier ensemble de 4 satellites développés en coopération par l’Italie et par la France, opérationnels depuis 2010. L’antenne radar de 7,5 m² de chacun des satellites placés en orbite polaire héliosynchrone à 619 km fournira des images avec une résolution inférieure à 80 cm, pour un usage civil et militaire.

COSMO Skymed 2

 

Ephémérides

Lune janvier 2022

Le 4 janvier la Terre passera au périhélie, point le plus proche de son orbite elliptique autour du Soleil, à une distance de 147,1 millions de km (contre 152,1 à l’aphélie du 5 juillet dernier). Les dates de ces passages avancent dans le calendrier de 19 minutes chaque année du fait de la précession des équinoxes, des perturbations dues aux autres planètes et de l’effet relativiste.

Vénus sera en conjonction inférieure avec le Soleil le 8 janvier (à 4,7°) ; elle réapparaîtra le matin en deuxième partie de mois. Cet alignement se reproduit tous les 1 an et 218 jours, soit la période synodique de la planète vue depuis la Terre. Mercure pourra être observé le soir à l’ouest en première partie de mois, avec Saturne, Jupiter et Neptune de plus en plus bas sur l’horizon.

Uranus (magnitude 5,7) sera visible jusqu’à 01h après avoir culminé haut dans le ciel car le plan de l’écliptique sur lequel se déplacent les planètes est bien au-dessus de l’équateur céleste les nuits d’hiver.

Mars s’élèvera lentement au sud-est le matin, bas sur l’horizon peu avant le lever du Soleil. La planète rouge passera à ½ degré de la nébuleuse du lagon M8 le 26 janvier. Le 29 matin, Vénus, Mars et le croissant de Lune dans ses derniers jours seront alignés au-dessus de l’horizon est.

La comète C/2021 A1 (Leonard) passera à 0,6 UA du Soleil le 3 janvier puis s’éloignera définitivement de notre système car sa vitesse est trop élevée pour rester en orbite autour de notre étoile. Elle sera à peine visible en tout début de nuit quelques degrés au-dessus de l’horizon sud-ouest (magnitude 6 en décroissance).

Le 3 janvier verra également le maximum de l’essaim des Quadrantides avec une centaine d’étoiles filantes par heure. L’absence de Lune facilitera l’observation ; le radiant est situé au nord-est le matin, à mi-chemin entre l’étoile Polaire et Arcturus. Cet essaim proviendrait du sillage de l’astéroïde 2003 EH1, reste d’une ancienne comète qui orbite entre Jupiter et la Terre dans un plan très incliné (71°) avec une période de 5,5 années.

 

Observation / les objets du mois

Janvier est le bon mois pour observer la constellation d’Orion, laquelle renferme des objets exceptionnels. En effet celle-ci est occupée par un immense nuage de gaz et de poussières qui se concentre localement pour former de belles nébuleuses, véritables pouponnières d’étoiles.

La boucle de Barnard SH 2-276 entoure la partie centrale appelée « baudrier d’Orion ». C’est une nébuleuse en émission située à 1600 années-lumière du système solaire, probablement formée par l'explosion d'une supernova il y a 2 millions d'années ; elle a été découverte en 1895 par l’astronome américain Edward Emerson Barnard. Vue depuis la Terre, la boucle présente un champ apparent d'environ 10° ce qui correspond à une taille de l'ordre de 300 AL. On distingue les étoiles géantes Bételgeuse (en haut), Rigel (en bas à droite) et les « trois rois » Alnitak, Alnilam et Mintaka au centre ainsi que la nébuleuse M42 en-dessous. Mintaka se situe quasiment sur l'équateur céleste.

Boucle Barnard_2

 

Bételgeuse est une supergéante rouge 15 fois plus massive que le Soleil, dont l’éclat varie entre les magnitudes 0 et 1,3 avec une période irrégulière autour de 5,7 années. Le diamètre de celle-ci vaut 1,9 milliard de kilomètres : si elle était à la place du Soleil, sa surface lècherait l’orbite de Jupiter. Située à 640 AL, sa température de surface est relativement froide (3600 K contre 6000 K pour notre Soleil) ; fin 2019, l’étoile a expulsé un important jet de gaz et de poussières qui a fait écran, réduisant sa luminosité pendant 6 mois. Agée seulement de 8 millions d’années, l’étoile arrive en fin de vie et explosera en supernova d’ici quelques milliers d’années.

A l’opposé, Rigel est une supergéante bleue de magnitude 0,12 située à 800 AL. 40 000 fois plus lumineuse que le Soleil et 17 fois plus massive, son rayon de 42 millions de km contiendrait l’orbite de Mercure. Agée de 8 millions d’années comme Bételgeuse, celle-ci évolue plus lentement mais finira aussi en supernova.

 

Meissa

Dans la partie supérieure de la constellation d’Orion, l’étoile Lambda Orionis (Meissa) forme un triangle avec Bételgeuse et Bellatrix. Meissa provient de l'arabe « Al-Maisan » qui signifie « La brillante ». Cette étoile binaire fait partie de l'amas d'étoiles Collinder 69, à 1100 AL de notre système.

L'étoile principale est une étoile géante bleue de 16 masses solaires, sa magnitude apparente est de 3,4. L'étoile secondaire de magnitude apparente 6,0 est à 4,4’’ de la primaire, c'est une étoile bleue-blanche d'une masse estimée à 4 Ms. Le couple occupe le centre d’un vaste nuage d’hydrogène diffus qui pourrait être un rémanent de supernova.

 

La nébuleused’Orion M42 est un des plus beaux objets du ciel profond. Située à 1300 AL et mesurant 24 AL, celle-ci est visible à l’œil nu et mieux encore avec des jumelles. L'amas du Trapèze, bien brillant au centre, illumine un vaste nuage d'hydrogène et d'oxygène très coloré dont la taille apparente vaut le double de la pleine Lune. Nous trouvons à sa gauche la petite nébuleuse M43 (la tête de « l’oiseau ») et en haut à gauche la nébuleuse du coureur NGC1977.

M42, M43 nébuleuses d'Orion

 

L'étoile supergéante bleue Alnitak à 800 AL irradie la nébuleuse de la flamme NGC 2024 ainsi qu’une vaste région d'hydrogène ionisé de couleur rouge (IC 434). Un nuage de poussières dessine en contre-jour la fameuse tête de cheval.

NGC2024 et IC434 tête de cheval

 

2° à l’est d’Alnitak se dessine la nébuleuse par réflexion M78, nuage de poussières interstellaires éclairées par de brillantes étoiles bleues. Il a été découvert en 1780 par Pierre Méchain ; sa taille est de 4 AL soit un diamètre apparent de 8x6 minutes d’arc.

Photo ESO/Observatoire de la Silla au Chili

M78 Obs la Silla

 

Un vaste nuage d’hydrogène HII d’un diamètre apparent de 2°, soit 4 fois la pleine Lune, se dessine 15° à l’est du baudrier d’Orion : la nébuleuse de la rosette NGC 2237. Située à 4700 AL, elle entoure l’amas NGC 2244 (NGC 2239) dont le rayonnement UV ionise les gaz environnants. Les atomes d’hydrogène émettent alors beaucoup dans le rouge sur la raie principale Ha à 656,3 nanomètres.

NGC2237 Nébuleuse de la Rosette (Licorne)

 

5° encore à l’est, une dizaine d’étoiles dessinent un curieux astérisme en forme de sapin de Noël renversé situé à 2080 AL et mesurant 26’. L’amas NGC2264 est entouré par un ensemble de nébuleuses en émission, par réflexion et obscures qui présentent de belles variations de couleurs. On remarquera en particulier la nébuleuse du cône  à la pointe du sapin.

Photo ESO/Observatoire de la Silla au Chili

NGC2264 nébuleuse du cône

 

En remontant vers l’extrémité de la constellation des Gémeaux, nous trouvons une étoile assez brillante car relativement proche à 350 AL : Propus (Eta Geminorum). C’est une étoile variable semi-régulière de type géante rouge dont la luminosité varie sur une période de 234 jours entre les magnitudes 3,15 et 3,9. Juste à côté se trouve la nébuleuse de la méduse IC443 : il s’agit d’un rémanent de supernova, situé beaucoup plus loin à 5000 AL environ et d’un diamètre apparent de 45’. Il contient une étoile à neutrons, reste de la supergéante défunte qui a donné naissance à la nébuleuse.

IC443 Nébuleuse de la méduse (Gémeaux)

 

Un peu plus à l’est, toujours dans les Gémeaux, la nébuleuse du clown (ou de l’eskimau) NGC 2392 est une nébuleuse planétaire bipolaire arborant une double coquille. Découverte par l'astronome germano-britannique William Herschel en 1787, c’est un objet de petite dimension (0,90'), de magnitude apparente 9,1 et situé à 3750 AL. La coquille interne se dilate avec une vitesse radiale élevée de 90 km/s ; on distingue bien le cœur de l’étoile au centre qui a éjecté une grande partie de ses composants avant de finir en naine blanche.

Photo NASA / télescope Hubble

NGC2392 clown

 

En revenant vers Orion, l’étoile Rigel éclaire 2° à l’ouest une grande nébuleuse par réflexion d'intensité lumineuse assez faible : la nébuleuse de la tête de sorcière NGC 1909 à 1000 AL. Elle a aussi été découverte par Herschel en 1786. Celle-ci contient une quantité appréciable de monoxyde de carbone, c’est une région d’étoiles en formation qui s'étire sur près de 3°.

Credit: NASA/STScI Digitized Sky Survey

 NGC1909 nébuleuse de la tête de sorcière

 

Bon ciel à tous !

 

Retrouvez les photos de l'auteur dans la galerie, avec les paramètres de prise de vue et un commentaire.

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31 décembre 2021

Revue de presse du 31 décembre 2021

James Webb Telescope : En route pour le point de Lagrange 2 !

Le 25 décembre, la fusée Ariane 5 spécialement aménagée pour accueillir le James Webb Telescope a décollé à l’heure prévue. Au cours de ce voyage d'une durée de 29 jours s’effectuera le déploiement du télescope. Ces phases critiques seront déclenchées à partir de commandes envoyées depuis le centre des opérations du Space Telescope Science Institute à Baltimore. Elles mettront en œuvre pas moins de 178 mécanismes.

https://reves-d-espace.com/lancement-reussi-pour-le-telescope-james-webb-et-apres/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=lancement-reussi-pour-le-telescope-james-webb-et-apres

 

 

 

 

Observer les éclipses de Soleil et de Lune 2022

éclipse totale lune cc wikipédiaL’année 2022 comptera 4 éclipses, deux de Soleil et deux de Lune. Pour pouvoir les observer il va falloir voyager.

Le 30 avril 2022, l’éclipse partielle de Soleil sera visible depuis l’hémisphère Sud.

Le 25 octobre 2022, l’éclipse partielle de Soleil pourra surtout être observée au sud du Groenland, Islande, Nord de l’Europe, dont la France, Sibérie et Asie.

Le 16 mai 2022 l’éclipse totale de Lune sera visible depuis le continent américain. Et pour celle du 8 novembre il faudra se déplacer en Asie, Océanie ou Amérique pour aller la voir.

https://www.numerama.com/sciences/790513-ou-voyager-pour-voir-les-eclipses-de-soleil-et-de-lune-en-2022.html

 

 

Des données sismiques permettent de reproduire en laboratoire des roches martiennes

Mars_noyau_CLes travaux de Francis Birch, dans les années 50, ont permis d’établir la relation entre la pression et la densité des roches ainsi que la relation entre la vitesse de certaines ondes sismiques, la densité et la composition chimique des roches. Sur cette base une équipe de chercheurs français et japonais a entrepris d’exploiter les données sismiques de la mission InSignt. Ils ont tenté de reproduire en laboratoire l’état de mélange de minéraux soumis à des couples de pression et de température crédibles à différentes profondeurs à l’intérieur de Mars. Les premiers résultats font état d’une minéralogie plus complexe que celle considérée jusqu’à présent.

https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/volcan-mars-roches-interieur-mars-reproduites-laboratoire-terre-95791/#xtor%3DRSS-8

 

 

L'ISS capte une éruption d'étoile à neutrons

magnétarLes étoiles à neutrons sont des objets célestes extrêmement denses, et parmi eux, certains possèdent un champ magnétique très intense : les magnétars. Ils subissent de violentes éruptions mais les chercheurs peinent à les étudier. Elles surviennent de manière assez inattendue, sont très brèves et leur amplitude se confond rapidement avec le bruit de fond. Malgré ces contraintes, un instrument embarqué à bord de l’ISS a capté des oscillations à haute fréquence sur une étoile à neutrons située dans la galaxie NGC 253 à 13 millions d’années-lumière de la Voie Lactée. L’analyse du phénomène aide les astronomes à mieux comprendre comment les contraintes magnétiques se produisent dans et autour des étoiles à neutrons.

https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/etoile-eruption-titanesque-etoile-neutrons-95814/#xtor%3DRSS-8

 

 

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24 décembre 2021

Revue de presse du 24 décembre 2021

Top départ pour le James Webb Telescope !

JWTAprès plusieurs reports de la date de lancement, le James Webb Telescope décollera à bord d’une fusée Ariane V le 25 décembre prochain ! La fenêtre de tir est étroite : entre 13 h 20 et 13 h 52, heure de Paris. Après un voyage de 29 jours il rejoindra le point de Lagrange 2. La mise en route des instruments s’étalera sur une période de deux à trois mois afin de vérifier leur bon fonctionnement.

https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/telescope-spatial-james-webb-j-2-evenement-astronomique-spatial-decennie-aura-lieu-25-decembre-95723/#xtor%3DRSS-8

Pour suivre le lancement en direct :

https://www.esa.int/Space_in_Member_States/France/A_suivre_en_direct_le_decollage_de_Webb_a_bord_d_une_Ariane_5

 

La Voie Lactée regorgerait de milliards de planètes « errantes »

carte planètes errantes cc ESOPlus d’une dizaine d’années après la découverte des premières planètes « errantes » grâce à des effets de microlentille gavitationnelle, des astronomes ont détecté une zone de la Voie Lactée en regroupant au moins 70. Ces astres peuvent être issus de processus de migration planétaire, comme il peut s’en produire dans les systèmes planétaires. Ils peuvent aussi résulter du processus de fragmentation et d’effondrement gravitationnel de nuage moléculaire et poussiéreux, un peu comme les étoiles mais sans atteindre la masse critique déclenchant la fusion thermonucléaire. Si aujourd’hui le scénario de leur formation n’est pas encore complètement déterminé, cette découverte ouvre de nouvelles perspectives pour  les étudier.

https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/astronomie-decouverte-plus-grand-groupe-planetes-errantes-galaxie-connu-ce-jour-30291/#xtor%3DRSS-8

Cette image montre l'emplacement de 115 potentielles planètes errantes récemment découvertes par une équipe d'astronomes dans la direction des constellations du Haut Scorpion et du Serpentaire, mises en évidence par des cercles rouges. © ESO/N. Risinger (skysurvey.org) 

 

Les prochains rovers seront-ils en lévitation ?

Lune cratère de TychoLa question peut surprendre. Pourtant, une équipe du  MIT se penche très sérieusement dessus. L’exploration des objets célestes est complexe et soulève de nombreuses contraintes techniques. En effet, les terrains peuvent être plus ou moins accidentés, ou les conditions atmosphériques peuvent rendre complexe un simple survol,  comme par exemple l’hélicoptère Ingenuity sur Mars. Pour explorer la Lune ou des astéroïdes, des chercheurs du MIT travaillent sur un type de rover capable de léviter. Comme ces objets célestes n’ont pas d’atmosphère, ils génèrent un champ électrique. Les scientifiques s’appuient sur cette particularité pour mettre au point un rover d’un genre nouveau.

https://www.numerama.com/sciences/801165-des-rovers-qui-levitent-au-dessus-de-la-lune-au-lieu-dy-rouler.html

 

Pourquoi les queues des comètes ne sont-elles jamais vertes ?

C/2021 A1 (Leonard) 30/11/2021Venues de la ceinture de Kuiper ou du nuage d’Oort, les comètes sont des objets célestes composés de glaces, de roches et de poussières. Souvent colorées en vert, celui-ci s’éclaircit plus la comète approche du périhélie ; et ce vert n’atteint jamais la queue de la comète. Dans les années 1930, le physicien Gerhard Herzberg expliquait le phénomène par la destruction du carbone diatonique (C2), issu de l’interaction de la lumière solaire et la matière organique contenue dans la tête de la comète, par le Soleil. L’instabilité du C2 avait empêché de tester cette théorie. Des scientifiques de l’université de Nouvelle-Galles du Sud (Australie) sont parvenus à reproduire le phénomène en laboratoire.

https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/comete-queues-cometes-ne-sont-jamais-vertes-astronomes-savent-enfin-95672/#xtor%3DRSS-8

 

Les plus belles photos de la comète C/2021 A1 Leonard

comete-leonard-17-dec ccSkySafariSi vous n’avez pas eu la chance d’avoir une belle météo pour apercevoir la comète Leonard, voici quelques photos.

https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/comete-sursaut-activite-augmente-luminosite-comete-leonard-95275/

 

La sonde Solar Orbiter de l’ESA, a elle aussi capturé des images du passage de la comète. On peut admirer au passage la très brillante Vénus, et Mercure.

https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/comete-sonde-spatiale-solar-orbiter-filme-balade-comete-leonard-systeme-solaire-95733/#xtor%3DRSS-8

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17 décembre 2021

Revue de presse du 17 décembre 2021

La propreté : le défi permanent des équipes du James Webb Telescope

James_Webb_Space_Telescope_CA quelques jours du lancement du James Webb Telescope, peut-être le 24 décembre, l’équipe en charge de la propreté doit relever un important défi : préserver de toute contamination par des poussières, molécules organiques ou fibres vestimentaires, les miroirs (6,5 m de diamètre pour le miroir primaire) et ses instruments. Pour mener à bien cette mission l’équipe compte 16 experts de la NASA plus une vingtaine d’Arianeespace et du Cnes, (habituellement deux ou trois personnes suffisent pour les satellites). Un protocole spécifique a été mis en place pour éliminer au moins 90 % de la contamination observée en salle blanche.

https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/telescope-spatial-james-webb-salles-blanches-ultra-propres-telescope-spatial-webb-prepare-son-lancement-95451/#xtor%3DRSS-8

 

La sonde solaire Parker entre dans l’atmosphère du Soleil et marque un nouveau record

Sonde Solaire ParkerLa sonde solaire Parker n’en finit pas de battre des records. Après avoir battu son record de vitesse et de proximité avec notre étoile elle a franchi une nouvelle limite en pénétrant dans la couronne solaire, une zone d’une chaleur intense et très largement supérieure à celle de l’astre lui-même. La couronne solaire est la couche la plus externe de l’atmosphère solaire et s’étend sur environ 10 millions de kilomètres au dessus de la photosphère. Ce premier passage a permis de collecter quelques données, mais il en faudra bien plus encore pour que les scientifiques parviennent à percer les mystères de la différence de température entre la couronne solaire et le Soleil, ainsi que pour caractériser de façon plus précise l’atmosphère solaire.

https://trustmyscience.com/premiere-fois-sonde-spatiale-entree-dans-atmosphere-soleil/

 

Premiers tests pour la mission Mars Sample Return

Mars_Rover_Curiosity_in_Artist's_Concept,_Close-up wikipédiaArrivé en février dernier le rover Perseverance a déjà collecté plusieurs échantillons de roches martiennes. La mission Mars Sample Return a pour objectif de ramener d’ici 2031 les échantillons sur Terre. Une deuxième atterrisseur sera envoyé sur Mars avec à son bord un rover chargé de récupérer les échantillons et une petite fusée qui devra décoller de la planète rouge pour amener les échantillons à l’intérieur de l’orbiteur qui fera la trajet retour. L’atterrissage de ce second module beaucoup plus lourd que le précédent est une phase particulièrement délicate et pour laquelle de nombreux tests sont en cours. Le décollage d’une fusée chargée d’échantillons depuis Mars constitue un autre défi technologique pour les équipes de la NASA et de l’ESA.

https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/mars-sample-return-ambitieuse-mission-mars-sample-return-prend-forme-premiers-tests-equipements-94216/#xtor%3DRSS-8

 

Au plus près de Sagittarius A

Les astronomes continuent de sonder de plus en plus proche l’horizon des événements du trou noir supermassif de la Voie Lactée. En combinant quatre télescopes de l’ESO, une équipe de scientifiques a obtenu les images les plus détaillées à ce jour de cette zone. Suivre les étoiles en orbite proche de Sagittairus A va leur permettre de caractériser plus finement ce trou noir supermassif et de vérifier si les étoiles se comportent conformément à la théorie de la relativité générale.

https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/trou-noir-supermassif-danse-etoiles-autour-trou-noir-central-voie-lactee-devoilee-resolution-inegalee-63298/#xtor%3DRSS-8

 

Ce zoom commence par une vue générale de la Voie lactée. Nous plongeons ensuite dans la région centrale poussiéreuse pour l'observer de plus près. Là, un essaim d'étoiles gravite autour d'un objet invisible : un trou noir supermassif,  contenant environ 4,3 millions de fois plus de masse que le Soleil. En s'en rapprochant, on voit ces étoiles, observées par l'instrument Naco sur le Very Large Telescope de l'ESO (la dernière observation datant de 2019). En zoomant davantage, nous voyons des étoiles encore plus proches du trou noir, observées par l'instrument Gravity sur le Very Large Telescope Interferometer de l'ESO à la mi-2021. © ESO/Gravity collaboration/L. Calçada, N. Risinger (skysurvey.org), DSS. Musique: Johan Mon

 

De nouveaux indices d’un volcanisme actif sur Vénus

Vénus - cc WikipédiaLa sonde Vénus Express de l’ESA a collecté de nouvelles données qui indiqueraient une activité volcanique récente sur Vénus. Les données recueillies montrent des anomalies sur le sommet et le flanc d’Idunn Mons, un immense volcan. La surface de la planète est peu marquée par les cratères d’impacts, laissant supposer que les traces sont gommées par de nouvelles éruptions. L’étude de l’altération chimique des roches donne des indications supplémentaires.

https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/astronomie-nouveaux-indices-volcans-seraient-bien-actifs-venus-23346/#xtor%3DRSS-8

 

Observations confirmées de la naissance d’un trou noir ou d’une étoile à neutrons

cow-galaxie-naineUne équipe du MIT a récemment confirmé l’observation de la formation d’un trou noir ou d’une étoile à neutrons. Il s’agit d’une première depuis la découverte de ce type d’objet. Appelée AT2018 Cow, ou plus familièrement the Cow, l’objet provient de l’explosion d’une étoile en fin de vie, située à 200 millions d’années lumière. L'effondrement sur elle-même donne naissance à un objet compact de type trou noir ou étoile à neutrons. Observée pour la première fois en 2018, elle a peu à peu été identifiée comme un nouveau type d’explosion stellaire, 100 fois plus brillante que les supernovae ordinaires et présentant des températures beaucoup plus élevées.

https://trustmyscience.com/scientifiques-confirment-observation-premiere-fois-naissance-trou-noir-etoile-a-neutrons/

Image d’AT2018cow et de sa galaxie hôte, obtenue grâce au spectrographe DEIMOS du Keck Observatory. © R. Margutti/W. M. Keck Observatory

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10 décembre 2021

Revue de presse du 10 décembre 2021

 

Comment des étoiles peuvent-elles être plus vieilles que l’Univers ?

naine blanche cc WikipediaLes étoiles évoluent d’autant plus vite que leur masse initiale est importante. La masse comme élément déterminant de la vie des étoiles a notamment permis de les dater et de calculer en combien de temps elles deviendraient une naine blanche ou finiraient en supernova. Cependant cette théorie appliquée à des naines blanches de faible masse (inférieure à 0,3 masse solaire), conduisait à leur attribuer un âge bien supérieur à celui de l’Univers observable, pourtant bien établi. Une équipe d’astrophysiciens a semble-t-il résolu cette énigme.

https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/etoile-enigme-etoiles-plus-vieilles-univers-semble-resolue-95327/#xtor%3DRSS-8

 

Retour en photos sur l’éclipse totale de Soleil du 4 décembre 2021

eclipse-solaire-terre-espace-1024x576L’éclipse totale de Soleil de la semaine dernière n’était visible que depuis l’Antarctique. Les conditions particulières d’observation rendent les photos plus rares encore. Cependant, les différents radiotélescopes, et observatoires professionnels ont partagé quelques unes de leurs prises de vues.

https://www.numerama.com/sciences/761520-voici-les-rares-photos-de-leclipse-totale-de-soleil-du-4-decembre-2021.html#utm_medium=distibuted&utm_source=rss&utm_campaign=761520

source photo : via Twitter @dscovr_epic

 

L’héliosphère serait façonnée par l’Univers

Héliosphère 2L’héliosphère est une sorte de bulle magnétique qui protège notre système solaire des rayonnements cosmiques. De nombreuses recherches sont actuellement menées pour comprendre la dynamique de cette « bulle ». C’est le cas notamment du projet Shield. Dans ce cadre les scientifiques ont exploité les données renvoyées par la mission Voyager. Ils ont ainsi déterminé que l’héliosphère devait avoir la forme d’un croissant dégonflé. Cette même équipe vient de découvrir comment des particules d’hydrogène neutre venues de l’extérieur du Système solaire jouent un rôle important dans la façon dont l’héliosphère prend forme.

https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/astronomie-bulle-protectrice-systeme-solaire-heliosphere-serait-faconnee-univers-21023/#xtor%3DRSS-8

 

Hubble de nouveau opérationnel à 100 % !

HubbleCela faisait un mois que l’iconique télescope spatial était en panne. Les équipes en charge du télescope ont peu à peu remis en service chacun de ses instruments. Avec plus de 31 ans passés dans l’espace Hubble a révolutionné notre vision de l’Univers.

https://www.numerama.com/sciences/762504-hourra-la-nasa-a-encore-resolu-la-panne-de-ce-bon-vieux-telescope-spatial-hubble.html

 

Remplacement de l’ISS : les trois projets retenus par la NASA

issAlors que le démantèlement de l’ISS pourrait commencer dès 2025, la NASA a retenu trois projets pour continuer à avoir une présence en orbite basse. Le but est d’encourager les initiatives mêlant recherche scientifique et tourisme spatial.

https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/astronautique-voici-3-projets-nasa-future-station-spatiale-americaine-95409/#xtor%3DRSS-8

 

 

 

Origine du Système solaire : sur la piste du silicate des météorites primitives

Bennu_CLes chondrites sont des météorites primitives qui se sont formées entre 2 et 3 millions d’années après la naissance du Système Solaire. Elles se seraient formées dans le disque protoplanétaire pendant les jeunes années du Soleil. Elles pourraient être à l’origine de la formation de certains corps telluriques.

https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/systeme-solaire-cristaux-contenus-certaines-meteorites-seraient-cle-comprendre-origines-systeme-solaire-95390/#xtor%3DRSS-8

 

Découverte d’une exoplanète autour d’une étoile massive

b centauriJusqu’à présent les modèles théoriques et les observations n’avaient pas révélé l’existence d’exoplanète autour d’étoiles supérieures à trois masses solaires.  Et pourtant des observations réalisées avec l’instrument SPHERE sur le Very Large Telescope de l’ESO au Chili, viennent de faire voler en éclat cette limite. Une équipe d’astronomes de l’université de Stockholm vient de découvrir une exoplanète autour de b Centauri, une étoile d’environ six masses solaires. Une découverte d’autant plus surprenante, que cette étoile est de type B, avec un rayonnement qui semblait peu propice à la formation d’exoplanète.

https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/exoplanete-surprise-exoplanetes-peuvent-former-aussi-autour-etoiles-massives-95396/#xtor%3DRSS-8

 

La NASA se dote d’un nouvel outil de surveillance des astéroïdes

astéroïdes 2Depuis plusieurs années la NASA surveille étroitement les astéroïdes qui pourraient représenter un risque. A ce jour près de 28 000 astéroïdes géocroiseurs ont été trouvés par des télescopes qui scannent le ciel. Et le catalogue s’enrichit au rythme d’environ 3000 par an. Le CNOES, chargé notamment de calculer les orbites de ces objets, vient de se doter d’un nouvel outil plus performant.

https://www.numerama.com/sciences/784899-risque-dimpact-dun-asteroide-sur-terre-la-nasa-se-dote-dun-outil-plus-performant.html

 

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03 décembre 2021

Revue de presse du 3 décembre 2021

Origine de l’eau sur Terre : le rôle du Soleil révélé par des poussières spatiales

Terre SoleilLes océans occupent 70 % de la Terre, soit bien plus que sur les autres planètes rocheuses du Système solaire.  L’origine de l’eau sur Terre interroge les planétologues depuis des décennies. Récemment les travaux d’une équipe internationale, révèle comment les vents solaires ont contribué à apporter l’eau sur notre planète.

https://trustmyscience.com/poussiere-spatiale-revele-soleil-contribue-apparition-eau-terre/

 

Duo de trous noirs supermassifs repérés à seulement 89 millions d’années-lumière de la Terre

NGC 7727 CC HubbleLes mesures réalisées par le Very Large Telescope au Chili et le télescope spatial Hubble ont permis de repérer le duo de trous noirs supermassifs le plus proche de la Terre. Ce duo bat le record de distance minimale à notre planète mais aussi celui de la plus petite distance séparant deux trous noirs supermassifs. Le plus massif des deux, environ 154 millions de fois la masse solaire, est situé dans le bulbe de la galaxie NGC 7727. Son compagnon, d’une masse de 6,3 masses solaires est situé dans un amas stellaire.

https://www.numerama.com/sciences/759769-jamais-un-duo-de-trous-noirs-supermassifs-navait-ete-trouve-si-pres-de-nous.html#utm_medium=distibuted&utm_source=rss&utm_campaign=759769

NGC 7727 - cc : Hubble/ NASA

 

Un nouveau module russe pour l’ISS

issCe 26 novembre le nouveau nœud d’amarrage Prichal a rejoint le segment russe de l’ISS. Il dispose de quatre ports hybrides passifs axiaux et d'un port traditionnel actif du côté face à la Terre. Prichal fournira également une capacité de transfert de carburants des cargos Progress vers le module Nauka. Ce nouveau nœud d’amarrage était conçu pour accueillir de futurs modules russes. Mais suite aux retards du programme Nauka et à des problèmes financiers, le projet a été abandonné.

https://reves-d-espace.com/prichal-un-nouveau-module-pour-iss/?utm_source=feedly&utm_medium=rss&utm_campaign=prichal-un-nouveau-module-pour-iss

 

Quelle énergie pour alimenter la future base lunaire ?

Lune mers de la Sérénité et de la TranquillitéLongtemps délaissée la Lune fait son grand retour dans les programmes spatiaux des différentes puissances. Avec le projet Artémis, la NASA a pour ambition d’installer une base lunaire permanente. Un projet qui pose notamment la question de l’alimentation énergétique. L’étude et l’exploitation des ressources lunaires deviennent un enjeu majeur. L’hélium 3 semble prometteur, mais il reste encore de nombreuses questions techniques à résoudre, sans parler des investissements que cela demanderait. Si aujourd’hui les verrous technologiques et financiers freinent le lancement d’une exploitation minière lunaire, les politiques de recherches menées par différents pays sont un moyen de laisser cette possibilité ouverte.

https://www.polytechnique-insights.com/tribunes/energie/de-lhelium-3-lunaire-pour-la-fusion-nucleaire/

 

Persistance du lithium dans les naines brunes : la limite de masse vient d’être affinée

naine brune cc WikidiaLes naines brunes sont des objets de masse intermédiaire entre les planètes et les étoiles. La théorie décrivant l’évolution des ces objets prédit qu’il existe une limite de masse nette entre les naines brunes avec ou sans lithium, estimée à environ 63 fois la masse de Jupiter. Une équipe de l’Institut d’Astrophysique des Canaries et de l’Institut national d’astrophysique, optique et électronique du Mexique ont étudié plusieurs systèmes binaires. Ils confirment qu’il existe bien une transition brutale de masse pour l’appauvrissement en lithium des naines brunes, mais que celle-ci est plus basse que celle prévue dans la théorie. Cet écart suggère que le comportement de ces objets n’est pas encore complètement appréhendé.

https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/astronomie-naine-brune-plus-ancienne-plus-froide-connue-lithium-95257/#xtor%3DRSS-8

 

La constellation Galiléo s’enrichit de deux nouveaux satellites

Constellation Galiléo cc ESALe système européen de géolocalisation, Galiléo s’enrichit de deux nouveaux satellites, portant à 28 leur nombre. Le lancement est prévu dans la nuit du 2 au 3 décembre depuis le centre spatial guyanais à bord d’une fusée Soyouz. Arianespace supervisera les opérations.

https://www.numerama.com/sciences/760211-galileo-suivez-en-direct-lenvoi-de-deux-nouveaux-satellites-de-geolocalisation-europeens.html#utm_medium=distibuted&utm_source=rss&utm_campaign=760211

cc ESA

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01 décembre 2021

Le ciel du mois : décembre 2021

Evénements

La mission Soyouz MS20 doit être lancée le 8 décembre depuis Baïkonour ; celle-ci emmènera deux « touristes » japonais passer 12 jours à bord de l’ISS.

Le 9 décembre, une fusée SpaceX/Falcon9 décollera de Cape Canaveral en Floride pour placer en orbite basse à 540 km le satellite d’observation IXPE. Ce petit satellite (300 kg) construit en coopération par la NASA et par l’agence spatiale italienne étudiera pendant deux ans la polarisation des rayons X émis par les étoiles à neutrons et par l’environnement des trous noirs afin de mieux comprendre la dynamique de ces objets sources d’un intense rayonnement. L’atmosphère terrestre bloque en effet les rayons X venus de l’espace ; le satellite focalisera ces rayons au moyen d’une optique particulière, les miroirs Wolter (inventés par Hans Wolter en 1952).

 

IXPE

 

22 décembre : lancement du James Webb telescope par une fusée Ariane 5 depuis Kourou en Guyane. Construit par la NASA, l’ESA et le Canada, ce grand télescope d’observation du ciel profond dans l'infrarouge comporte un miroir de 6,5 m (contre 2,4 m pour Hubble) et fournira une finesse de détails inégalée. Un bouclier isole le miroir des rayons solaires ; afin de réduire le rayonnement provenant de la Terre, JWT sera placé au point de Lagrange L2 à 1,5 millions de km où il rejoindra les télescopes Herschel, Planck et Gaia qui utilisent déjà cette position.

JWT

 

points_lagrange

Les points de Lagrange d’une planète autour du Soleil forment 5 points d’équilibre qui tournent avec elle à la même vitesse ; leur position relative est fixe et le maintien autour de ces points demande très peu d’énergie ce qui présente un grand intérêt pour une sonde d’observation ou un relais radio (en particulier les points les plus proches L1 et L2). Ils ont été identifiés par le grand mathématicien français Joseph-Louis Lagrange en 1772.

 

 

 

 

Ephémérides

Lune décembre 2021

Le solstice d’hiver pour l’hémisphère nord tombe cette année le 21 décembre à 15h59 GMT. Solstice signifie littéralement « arrêt du Soleil » ; c’est le jour le plus court de l’année, avec une élévation minimale du Soleil au-dessus de l’horizon : à peine 18° à midi à Paris. De nombreuses fêtes marquent ce passage vers le renouveau : saturnales pour les Romains, Noël pour les chrétiens, Dongzhi pour les Chinois…

Vénus restera visible à l’ouest dans le ciel du soir, peu après le coucher du Soleil, avec une magnitude maximum de -4,7 le 7 décembre et une forme en croissant de plus en plus marquée. Mercure pourra être observé le soir en fin de mois.

Saturne et Jupiter seront visibles jusqu’à 20h30, assez basses sur l’horizon sud-ouest. En début de soirée, l’alignement Vénus-Saturne-Jupiter matérialisera bien le plan de l’écliptique.

Neptune (magnitude 8) se couchera à l’ouest vers 23h ; Uranus (magnitude 5,7) sera visible toute la nuit en culminant haut dans le ciel, suivi par Céres (magnitude 7,5) à l’ouest d’Aldébaran.

Mars recommencera à être visible au sud-est le matin, bas sur l’horizon au-dessus d’Antares (de couleur rouge également). Son diamètre ne sera que de 4 secondes d’arc.

Le maximum de l’essaim des Géminides sera atteint le 14 décembre, avec une moyenne de 100 étoiles filantes par heure. Malheureusement, la Lune gibbeuse croissante illuminera le fond de ciel jusqu’à 03h.

L’astéroïde (4660) Nereus est un « petit » astéroïde de 330 m de diamètre découvert en 1982. Son périhélie/aphélie de 0,95/2,02 UA l’amène à croiser l’orbite de la Terre et celle de Mars tous les 1,8 ans. Le 11 décembre, celui-ci passera à 3,9 millions de km de la Terre soit 10 fois la distance Terre-Lune. En février 2060, cette distance ne sera que de 1,2 millions de km, constituant une opportunité pour une future exploration spatiale.

Après être passée au périhélie le 2 novembre, la comète 67P/Churymov-Gerasimenko sera encore visible dans le Cancer après 21h mais sa magnitude diminue, autour de 10,5.

 

C/2021 A1 (Leonard) 30/11/2021

La nouvelle comète C/2021 A1 (Leonard) objet du message précédent est observable plein Est le matin jusqu’au 12 décembre depuis la France. Elle sera au plus près de la Terre à cette date à 34 millions de km, atteignant une magnitude inférieure à 4 donc visible plusieurs jours à l’œil nu. Ensuite il faudra la chercher le soir juste après le coucher du Soleil, très bas sur l’horizon sud-ouest.

 

Observation / les objets du mois

NGC 2403 dans la constellation de la Girafe est une belle galaxie spirale, peu lumineuse mais assez étendue (23’ x 12’) car relativement proche à 11,1 millions d’AL de notre voie lactée. Située à 7° au nord de l’étoile Muscida (o UMa), elle fait partie du groupe des galaxies M81 et M82. Elle a été découverte par l'astronome germano-britannique William Herschel en 1786.

C’est une galaxie active, dont le noyau contient un trou noir supermassif. De vaste régions d’hydrogène donnent naissance à de jeunes étoiles.

Photo Adam Block/Mount Lemmon SkyCenter/University of Arizona

NGC2403

 

Toujours dans cette constellation, un bel astérisme est observable aux jumelles : la cascade de Kemble. Un alignement d’une vingtaine d’étoiles sur 3° semble jaillir du petit amas ouvert NGC 1502. Il a été nommé par le chroniqueur Walter Scott Houston en l'honneur du Père Lucian Kemble (1922–1999), un moine franciscain astronome amateur qui découvrit l’astérisme ainsi que deux autres qui portent aussi son nom.

Photo Alson Wong

Cascade de Kemble Alson Wong

 

NGC 1579 « nébuleuse trifide du nord » est une nébuleuse diffuse située dans la constellation de Persée, à mi-chemin entre Capella et l’amas des Pléiades. L'image en lumière visible montre qu'elle renferme une nébuleuse en émission (la zone rouge en haut de l'image) et une nébuleuse par réflexion (la zone bleue en bas). Des nuages de poussières découpent le fond éclairé, comme pour sa cousine M20 ; ses dimensions sont de 12’ x 8’ pour une distance de 2000 AL. Elle a été découverte par William Herschel en 1788.

Photo Adam Block/Mount Lemmon SkyCenter/University of Arizona

NGC1579

 

Dans la constellation du Cocher se trouve la belle nébuleuse de l’étoile flamboyante IC405, dont la  partie centrale est éclairée par l'étoile variable AE Aurigae. Le mouvement propre de l'étoile montre que cette dernière a été éjectée de la nébuleuse d'Orion et traverse actuellement le nuage de gaz.

IC405 est très étendue avec une taille de 120’ x 80’ ; elle a pour voisines deux autres nébuleuses d’hydrogène en émission : IC 410 et IC 407. Ces trois nébuleuses sont à des distances bien différentes (respectivement 1630, 12000 et 100 AL), elles ne sont donc pas liées entre elles.

IC405 Flaming star IC410 IC417

 IC405 Flaming star détail

 

Sur la première photographie IC405 est en haut, IC 410 à droite et IC417 en bas. L'amas en bas à gauche est M38 « amas de l’étoile de mer ».

 

Le Cocher renferme aussi l’amas ouvert « sel-et-poivre » M37 d’une centaine d’étoiles sur 15’ x 15’ ; situé à 4500 AL, il est théoriquement visible à l’œil nu (magnitude 5,6). Formées en même temps il y a 350 millions d’années, les étoiles de l’amas ont évolué plus ou moins rapidement selon leur masse initiale et présentent une diversité de couleurs intéressante à photographier.

M37 amas sel-et-poivre

 

Un peu plus bas dans la constellation du Verseau, nous pouvons observer les amas ouverts M35 et NGC 2158 tout proches (séparés de 25’). C’est un effet de perspective car M35 est à 2700 AL et NGC 2158 nettement plus loin à 16500 AL. Ce dernier est plus dense mais moins lumineux (magnitude 8,6 contre 5,1).

 

M35 et NGC2158 amas ouverts

 

 

4 degrés au sud-ouest, dans la constellation d’Orion cette fois, la nébuleuse de la tête de singe NGC 2174 présente des contours bien marqués. Sa taille est d'environ 62 AL, soit un diamètre apparent de 30' (comme la pleine Lune). Elle est éclairée par l'amas ouvert NGC 2175 qui s’est formé au sein de celle-ci, à 5300 AL du système solaire.

NGC 2174 Nébuleuse de la tête de singe

 

Enfin nous remontons d’une dizaine de degrés vers l’extrémité de la corne inférieure du Taureau : la nébuleuse du crabe M1 est le premier objet catalogué par Charles Messier, alors que celui-ci guettait le retour de la comète de Halley dans cette région du ciel en 1758. De petite taille (6’ x 4’) et de magnitude moyenne (8,4), cette nébuleuse à 6400 AL de notre système est cependant exceptionnelle : il s’agit d’un rémanent de supernova, issu d’une énorme explosion observée par les astronomes chinois, japonais et arabes en 1054.

Ces explosions sont rares dans notre galaxie, on en compte moins d’une par siècle. La nébuleuse contient en son centre le pulsar du Crabe PSR B0531+21, associé à une étoile à neutrons qui tourne sur elle-même environ trente fois par seconde. Il s'agit du pulsar le plus énergétique connu de la voie lactée, rayonnant 200 000 fois plus d'énergie que notre Soleil dans une gamme de fréquence très étendue.

Crédit : NASA/télescope Hubble

M1

 

Les filaments sont les restes de l'atmosphère de l'étoile génitrice, constitués principalement d'hélium et d'hydrogène ionisés ainsi que de carbone, d'oxygène, d'azote, de soufre, de fer et d’éléments plus lourds qui ne peuvent être engendrés que par ces explosions.

L’hiver dans l’hémisphère nord est une saison propice à l’observation de quatre supergéantes rouges qui vont bientôt exploser en supernova. Il s’agit d’Aldébaran, 119 Tauri, Bételgeuse et Mu Cephei : retrouvez leurs caractéristiques dans le menu « étoiles remarquables ».

40 Eridani Keid

A environ 15° à l’ouest de Rigel (Orion), l’étoile Keid (omicron 2 Eridani) est un système triple très intéressant. Les composantes sont en effet des étoiles naines de couleurs respectives jaune, blanche et rouge situées à 16 AL environ.

La double AB est séparée de 83’’ (400 UA, période 7200 ans) donc facile à repérer alors que B et C ne sont séparées que de 7,6’’ (période 252 ans).

Leurs magnitudes sont respectivement de 4,5, 9,7 et 10,8. Le couple BC fut découvert en 1783 par William Herschel mais il fallut attendre 1910 pour comprendre que B était une naine blanche, d’une masse égale à la moitié de celle du Soleil. Ce type d’étoile très dense est le stade final des étoiles « moyennes » jusqu’à 3 masses solaires qui ne sont pas assez chaudes pour opérer la fusion des éléments au-delà du carbone et de l’oxygène (voir la page « vie des étoiles »).

O2B Eri est la seule naine blanche du ciel facilement observable dans un petit instrument. Les deux autres naines blanches les plus proches de nous orbitent autour de Sirius et de Procyon ; cependant l’éclat de ces deux étoiles rend l’observation de leur compagnon très difficile.

 

Bon ciel à tous !

 

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Posté par Christian2a à 07:00 - Commentaires [0] - Permalien [#]