L'astrophoto facile

27 janvier 2023

Revue de presse du 27 janvier 2023

JUICE : parée pour son voyage vers Jupiter !

Juice salle blanche 1La campagne de tests s’achève et JUICE s’apprête à rejoindre le centre spatial de Kourou d’où elle décollera. La première fenêtre de tir se situe à partir du 10 avril. Au cours de ses huit années de voyage la sonde sera soumise à des températures extrêmes. Lors du survol des planètes, qui lui apporteront une assistance gravitationnelle, JUICE devra résister à des environnements extrêmement chauds comme à d’autres tout aussi froids. L’arrivée dans le système jovien est prévue pour juillet 2031.

La sonde Juice dans la salle anéchoïque Mistral, lors des tests de communication. © Daniel Chrétien, Futura

https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/mission-juice-images-sonde-juice-prete-son-voyage-vers-lunes-jupiter-102988/#xtor%3DRSS-8

 

Le ciel nocturne est devenu 2 fois plus clair en 10 ans !

ciel-nuit-etoiles-1536x864Malheureusement les astronomes connaissent bien ce phénomène de pollution lumineuse. Une récente étude, publiée dans Science, montre qu’il s’est considérablement accru ces 10 dernières années. Entre 2011 et 2022 le ciel nocturne a absorbé 9,6 % de luminosité supplémentaire. Outre les conséquences pour les observatoires, cette pollution impacte fortement la biodiversité. Les auteurs invitent à une prise de conscience plus profonde du danger de la pollution lumineuse.

Les villes émettent une pollution lumineuse : le ciel devient plus clair. // Source : Sam Willis / Pexels

https://www.numerama.com/sciences/1246664-la-pollution-lumineuse-saggrave-la-ou-on-voyait-250-etoiles-on-nen-voit-plus-que-100.html

 

Un moteur à propulsion nucléaire pour réduire le temps de voyage vers Mars !

Orion_NTP_NasaLe temps de voyage est l’un des défis à résoudre pour de futures missions habitées vers Mars. Les six mois minimums de voyage pour rejoindre la planète rouge, constituent un problème majeur pour le physique et le mental des astronautes. Réduire le temps de trajet sans pour autant alourdir le vaisseau peut être une piste intéressante. La propulsion nucléaire peut se révéler avantageuse. La NASA a relancé un programme de propulsion nucléaire bimodale, liant à la fois un système de propulsion nucléaire thermique et un autre de propulsion nucléaire électrique.

Vue d'artiste d'un vaisseau spatial utilisant de la propulsion NTP. © Nasa

https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/mars-nasa-va-concevoir-fusee-propulsion-nucleaire-aller-mars-seulement-45-jours-103043/#xtor%3DRSS-8

 

Au cœur de la chimie des glaces d’embryons de planètes

James Webb_NASA, ESA, CSA, and MAu cœur des nuages moléculaires denses et froids, il existe des poussières, formées par des étoiles en fin de vie, recouvertes de glace. Il s’y produit des réactions chimiques prébiotiques, dont on ne connait pas encore toute la complexité. Ces poussières sont aussi un matériau de base de la constitution des planètes. Leur observation contribuerait à comprendre si l’apparition de la vie et des planète comme la Terre sont une exception ou non dans l’Univers observable. Une équipe internationale de chercheurs, regroupés au sein du Projet Ice Age, vient de livrer les premiers résultats de leurs observations faites avec le James Webb Telescope.

 

Cette image de la caméra proche infrarouge (NIRCam) du télescope spatial James-Webb de la Nasa/ESA/CSA présente la région centrale du nuage moléculaire sombre Caméléon I, qui se trouve à 630 années-lumière du Soleil. Le matériau nuageux froid et vaporeux (bleu, au centre) est illuminé dans l'infrarouge par la lueur de la jeune protoétoile Ced 110 IRS 4 (orange, en haut à gauche). La lumière de nombreuses étoiles d'arrière-plan, vues comme des points orange derrière le nuage, peut être utilisée pour détecter les glaces dans le nuage, qui absorbent la lumière des étoiles qui les traverse. © Nasa, ESA, CSA, and M. Zamani (ESA/Webb); Science: F. Sun (Steward Observatory), Z. Smith (Open University), and the Ice Age ERS Team

https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/astronomie-telescope-james-webb-perce-secrets-chimie-glaces-embryons-planetes-103015/#xtor%3DRSS-8

 

Remonter au début des temps avec les ondes gravitationnelles

ondes gravitationnellesDes chercheurs de l’Université de Princeton ont mis au point des formules qui, théoriquement, pourraient amener les ondes gravitationnelles à révéler les propriétés cachées des corps qui naviguent dans l’Univers. Lorsque les ondes traversent la matière elles créent de la lumière, dont les caractéristiques dépendent de la densité de ladite matière. L’analyse de cette lumière pourrait nous permettre de connaître les caractéristiques d’étoiles très lointaines, et même de remonter à la période du Big Bang.

https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/univers-ondulations-tissu-univers-peuvent-reveler-debut-temps-103007/#xtor%3DRSS-8


20 janvier 2023

Revue de presse du 20 janvier 2023

Préparation de vols d’essai cruciaux pour Starship

Starship_janv23_SpaceX2Les deux parties du lanceur géant, Starship, sont assemblées pour procéder à des tests avant le vol inaugural, prévu en mars. Avant cela le lanceur devra réussir les étapes de chronologie de lancement avec remplissage des réservoirs et le test de l’allumage statique des 33 moteurs Raptors de l’étage principal. Le premier vol d’essai est prévu pour une durée d’environ 90 mn, avec une mise en orbite du Starship sans pour autant faire un tour complet de le Terre. Lors de cet essai l’étage principal, Super Heavy, reviendra se poser sur Terre alors que le Starship s’abimera en mer après une entrée contrôlée dans l’atmosphère. En 2021 Elon Musk avait déclaré « qu’il ne s’attendait pas à des difficultés particulières pour le décollage du Starship et du Super Heavy. En revanche il avait concédé qu’il faudrait de nombreuses tentatives pour perfectionner les manœuvres d’entrée dans l’atmosphère et d’atterrissage du Starship depuis l’orbite.

L'impressionnant Starship, haut de 120 mètres et équipé de 39 moteurs ; 33 moteurs à la base de l'étage principal (le Super Heavy) et six à bord du Starship (l'étage supérieur/véhicule de transport). © SpaceX

https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/spacex-space-x-lanceur-geant-starship-prepare-son-vol-essai-102945/#xtor%3DRSS-8

 

Un début d’année en dents de scie pour les acteurs du New Space

Transporter 6L’actualité des mini lanceurs est marquée par l’échec de Launcher One de Virgin Orbit et celui de RS-1 d’ABL Space. Dans les deux cas les cubesat embarqués ont été perdus. Avec un 5ème décollage réussi pour la Cérès-1, Galactic Energy consolide la fiabilité de son micro-lanceur à propulsion solide.

Le groupe des Sciences et Technologies Spatiales de Hong Kong vient d’annoncer la signature d’un accord pour la construction d’un astroport à Djibouti. Le projet comprend 7 pas de tir, 3 bancs d’essais, des infrastructures pour assembler et intégrer des satellites. La fin du chantier est prévue pour 2027.

Le vol Transpoter 6 de SpaceX, (SpaceX)

Un nouveau bus spatial, avec à son bord 114 satellites, a décollé à bord d’une Falcon 9 de SpaceX depuis Cap Canaveral. De multiples intermédiaires et déployeurs orbitaux ont collaboré pour organiser ce bus spatial, Transporter 6.

https://spacekiwifr.wordpress.com/2023/01/16/les-news-du-new-space-debut-dannee-en-montagnes-russes/

 

Pollution spatiale : un algorithme pour limiter le risque de collision

carte pollution spatialeLes orbites basses (entre 200 et 2000 km d’altitude) et l’orbite géostationnaire (36 000 km d’altitude) concentrent l’essentiel des débris spatiaux générés par la conquête spatiale. Cette accumulation atteint aujourd’hui des proportions inquiétantes. On estime à 36 000 le nombre d’objets de plus de 10 cm, à 1 million pour les objets mesurant entre 1 et 10 cm, et 130 millions pour les objets de moins d’1 cm. Les agences spatiales et opérateurs satellites prennent aujourd’hui très au sérieux le risque de collision avec un débris. Des moyens importants sont mis en œuvre, avec des équipes dédiées à la surveillance permanentes des engins spatiaux. Avec l’augmentation du nombre de lancements et la multiplication des acteurs, la quantité de débris ne va pas s’arranger. Dans ce contexte il est crucial de pouvoir évaluer le plus finement possible le risque de collision, de manière à prévenir les risques de collision, tout en évitant les fausses alertes.  En effet, les manœuvres d’évitement sont longues et coûteuses à mettre en œuvre. Une équipe de chercheurs du CNRS développe un programme pour calculer en temps réel ce risque de collision. Les premiers résultats sont prometteurs.

crédit photo : Nasa ODPO

https://lejournal.cnrs.fr/articles/un-algorithme-pour-eviter-les-debris-spatiaux

 

Lunar Reconnaissance Orbiter voit l’impact d’un lanceur sur la Lune

booster_0805_m1407760984rEn mars 2022 des astronomes avaient détecté qu’un étage de lanceur allait impacter la Lune. L’impact s’est bien produit le 4 mars 2022. La mission Lunar Reconnaissance Orbiter (LRO) de la NASA a repéré plus tard le cratère d’impact sur la face cachée de la Lune. Ce cratère est en fait double et peut indiquer que la fusée avait de grandes masses à chaque extrémité, selon la NASA. Malgré les prévisions de calcul d’impact réalisés par Bill Gray, « découvreur » de l’événement et le JPL, trouver le cratère n’a pas été si facile. Il a fallu attendre d’avoir de bonnes condition de réverbération de la lumière sur les bords du cratère.

Un corps de fusée a heurté la Lune le 4 mars 2022, près du cratère Hertzsprung, créant un double cratère d’environ 28 mètres de large dans la dimension la plus longue. Image agrandie 3 fois (crédits: NASA / Goddard / Arizona State University)

 

https://reves-d-espace.com/limpact-dun-lanceur-sur-la-lune-vu-par-lro/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=limpact-dun-lanceur-sur-la-lune-vu-par-lro

 

Astéroïdes Troyens : une nouvelle explication du déséquilibre entre les deux amas

troyen_ a pousse cnrsSitués sur la même orbite que Jupiter, aux points de Lagrange L4 et L5, les astéroïdes Troyens font l’objet de plusieurs études pour tenter de comprendre leur origine et leur formation. L’une d’elle, publiée dans Astronomy & Astrophysics, explique pourquoi la population d’un des amas est plus importante que l’autre.

https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/asteroides-troyens-on-sait-il-y-desequilibre-asteroides-troyens-jupiter-102930/#xtor%3DRSS-8

Les astéroïdes troyens se trouvent sur la même orbite que Jupiter, aux points de Lagrange L4 et L5, à 60 degrés de la géante gazeuse. © CNRS

 enJWellite naturel de quelque 504 km de diamètre. © Nasa, JPL-Caltech

https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/astronomie-encelade-recouvert-epaisse-couche-neige-102938/#xtor%3DRSS-8

 

Les premières pistes du successeur du JWST dévoilées

HWO_luvoir_NasaLors du 241ème réunion de l’American Astronomical Society, la NASA a dévoilé les premières pistes du futur Habitable Worlds Observatory, nom provisoire du successeur du JWST. Il sera doté d’un miroir de 6 à 8 m pour voir dans le visible, l’ultraviolet et l’infrarouge et devra être capable de découvrir des exoplanètes et des signes de vie sur ces dernières. Le développement de ce télescope capitalisera sur des avancées expérimentées pour le JWST ou le Roman Space Telescope. Il tirera parti également des études de conception de plusieurs grands observatoires spatiaux tels que Luvoir ou Habex. Installé au point L2, il devra pouvoir bénéficier de missions d’entretien et de service pour prolonger sa durée de vie.

https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/observatoire-spatial-nasa-devoile-plans-successeur-successeur-telescope-james-webb-102902/#xtor%3DRSS-8

13 janvier 2023

Revue de presse du 13 janvier 2023

La capsule Soyouz MS-22 est endommagée

maxresdefaultLe rapport d’enquête sur la capsule Soyouz MS-22 amarrée à l'ISS révèle que cette dernière n’est plus suffisamment fiable pour transporter des astronautes. La fuite de liquide de refroidissement, qui a touché la capsule, est bien d’origine externe. Elle proviendrait d’une collision soit avec un débris spatial soit une micrométéorite. Soyouz MS-22 reviendra sur Terre sans équipage ; Les trois astronautes qui devaient rentrer à son bord rejoindront la Terre avec le vaisseau MS-23.

https://www.numerama.com/sciences/1234940-la-capsule-soyouz-ms-22-est-trop-dangereuse-pour-les-astronautes.html

 

Lancement du premier prototype de centrale solaire orbitale

SSPP-Infographic-CaltechCe 3 janvier le Falcon 9 Transporter-6 de SpaceX a décollé de Cap Canaveral avec à son bord le premier prototype de centrale solaire orbitale. L’objectif de la mission est de tester trois éléments clés du Space Solar Power Project de Caltech :

- l’architecture et le système de déploiement,
- le test de 32 types de cellules photovoltaïques pour déterminer les plus efficaces en milieu spatial,
- le test de la matrice des émetteurs micro-ondes.

https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/energie-solaire-premier-prototype-centrale-solaire-orbitale-arrive-espace-102734/#xtor%3DRSS-8

 

 

 Un plastron anti-radiations testé par les astronautes de l’ISS

AstroRad_NASALe champ magnétique terrestre nous protège des radiations solaires, mais ce n’est plus le cas hors de la sphère de protection terrestre. Les astronautes des futures missions Artémis seront très exposés à ces rayonnements. Aussi, Lockheed Martin et l’agence spatiale Allemande ont développé un plastron anti-radiations. Les astronautes de l’ISS viennent de le tester en condition réelle d’apesanteur. Le but était de déterminer s’il constitue une protection supportable quotidiennement.

Le gilet Astrorad dans l'ISS lors des tests réalisés par les astronautes © Nasa, Wikimedia Commons, domaine public

https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/vols-habites-astronautes-ont-teste-plastron-anti-radiation-station-spatiale-56361/#xtor%3DRSS-8

 

Un laboratoire pour comprendre la naissance du Soleil

IRAS 16293-2422_ALMA (ESO NAOJ NRAO) Maureira et alwebpIRAS 16293-2422, situé dans le Serpentaire, est un jeune système binaire d’étoiles en formation. L’observation de ce système de protoétoiles constitue un véritable laboratoire pour comprendre la formation d’étoiles comme le Soleil. De récentes observations avec Alma ont permis à des chercheurs de l’Institut Max Planck de physique extra-terrestre, de mieux comprendre la chimie des molécules complexes de ce système. Les découvertes faites vont permettre de faire évoluer les modèles de disques actuels.

Un aperçu détaillé des jeunes étoiles binaires (marquées par des symboles d'étoiles) dans le système IRAS 16293–2422. Dans cette image radio prise avec le Atacama Large Millimeter/submillimeter Array au Chili, la couleur indique la distribution de température des protoétoiles et de leur environnement, le blanc représentant les températures élevées. Les trois points chauds (marqués par des croix) sont très probablement chauffés par des ondes de choc, et non par les proto-étoiles elles-mêmes. © Alma (ESO/NAOJ/NRAO)/Maureira et al.

https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/astronomie-alma-revele-nouveaux-details-naissance-etoile-double-similaire-soleil-81506/#xtor%3DRSS-8

 

 

Un immense nuage de gaz détecté près de la galaxie d’Andromède

nuage-oxygene-M31-andromede

Des astronomes amateurs ont détecté un immense nuage de gaz près de la galaxie d’Andromède, qui ne ressemble à aucun objet astronomique observé auparavant. Son origine n’est pas définie à ce jour. Les résultats de leurs observations font l’objet d’une publication de RNAAS

En haut, l'image obtenue après 48,6 heures de la nébuleuse au sud-est de M31. En bas, la confirmation obtenue après 85,5 heures. © Marcel Drechsler, Xavier Strottner et al., American Astronomical Society, 2023

 

 

https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/andromede-immense-nuage-gaz-pres-galaxie-andromede-surprend-astronomes-ne-avaient-jamais-vu-auparavant-102720/#xtor%3DRSS-8

 

 

Retour en Floride pour la capsule Orion

16633506541_25dda0b1e3Depuis le 30 décembre dernier la capsule Orion est de retour à Cap Canaveral pour toute une série d’inspection. Le bouclier thermique, qui a subi des températures proches de 2750°C lors de l’entrée dans l’atmosphère, fait l’objet d’examens détaillés. Les fenêtres et autres éléments de protection thermique de la zone de vie des futurs équipages seront elles aussi inspectées très précisément. Certains éléments pourront être réutilisés, comme l’électronique et l’avionique, mais d’autres seront éliminés. Une fois cette inspection terminée, la capsule sera acheminée à l’installation de test dans l‘Ohio.

Le bouclier thermique de la capsule Orion du test EFT-1 de décembre 2014 en cours de retrait (crédit NASA)

https://reves-d-espace.com/la-capsule-orion-est-de-retour-en-floride/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=la-capsule-orion-est-de-retour-en-floride

 

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08 janvier 2023

Observer la comète C/2022 E3 (STF)

Comme annoncé dans les pages « Actualité/Evénements/Ciel du mois » de décembre et janvier, une comète assez active va passer près de la Terre en ce début d’année. Elle promet un beau spectacle aux jumelles et au télescope, et pourrait même devenir visible à l’œil nu début février.

Elle a été découverte le 2 mars 2022 par le Zwicky Transient Facility, situé sur l’observatoire du mont Palomar en Californie, qui recherche tous les événements transitoires comme les supernovas ou les objets mobiles sur le fond de ciel. La comète atteindra son périhélie le 12 janvier 2023 à une distance de 1,11 UA, et passera au plus proche de la Terre le 2 février à une distance de 0,29 UA (43 millions de km). Sa trajectoire la conduira à sortir ensuite définitivement du système solaire.

Photo prise le 2 janvier 2023 par Michael Jäger

C2022 E3 STF 02_01_2023 Michael Jager

 

On s'attend à ce que la magnitude atteigne 5,5 le 2 février, puis décroisse rapidement vers 8,5 à la fin du mois. La queue de poussières est assez courte mais la queue de plasma ionisé s’étendra sur plusieurs degrés.

Magnitude C2022 E3 STF

 

Malheureusement, la pleine Lune du 5 février va gêner l’observation autour de cette date. La meilleure période sera du 18 janvier au 1er février tôt le matin, du 24 au 27 janvier le plus tard possible en soirée après le coucher de Lune, puis à partir du 7 février en début de soirée ; la comète sera alors très haut dans le ciel boréal.

D’autre part, l'objet passera à 1° de la planète Mars le 11 février puis à 1,5° de l’étoile géante rouge Aldébaran le 14 février.

Trajectoire entre le 14/01 et le 20/02 à 22h (Stellarium)

C2022 E3 STF Trajectoire février 2023

 

Pour photographier la comète avec un capteur au format APS-C, un instrument de focale comprise entre 300 et 800 mm est recommandé. La vitesse de déplacement de celle-ci sur le fond de ciel augmentera fortement du 10 janvier au 20 février, pour atteindre un maximum de 6,7° par jour (17 secondes d’arc par minute) le 1er février : il faut donc limiter le temps de pose à 30s environ dans cette période afin que le noyau reste net sur les images unitaires.

Si vous avez un APN muni d'un objectif de 250 mm mais pas de monture motorisée, vous pouvez tenter des photos jusqu'à 5s de pose avec l'appareil sur trépied quand la comète sera proche de l'étoile polaire, donc avec un effet minimum de la rotation terrestre, entre les 28 et 31 janvier.

Retrouvez des informations et des conseils de prise de vue concernant ces objets fascinants sur la page Astronomie/Le cosmos/Les comètes de ce blog.

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06 janvier 2023

Revue de presse du 06 janvier 2023

De nouveaux types de roches découverts sur la Lune

Lune 1er quartierL’analyse des échantillons prélevés en 2020 par la mission chinoise Change’5 révèle de nouveaux types de roches. Prélevés au nord de l’océan des Tempêtes, sur la face visible de la Lune, ils révèlent un type de basalte formé il y a deux milliards d’années, ce qui est plus jeune que les échantillons ramenés par les missions Apollo et Luna. Plus de 3 000 particules ont été classées en sept clastes ignés exotiques, c’est-à-dire qu’elles résultent des assemblages de fragments de roches de différente nature mais en rapport avec des processus volcaniques et magmatiques.

https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/astronomie-nouveaux-types-roches-decouverts-lune-rover-chinois-102565/#xtor%3DRSS-8

 

Les origines de l’astéroïde Ryugu se précisent

Ryugu_rotationDepuis le retour sur Terre des échantillons prélevés sur l’astéroïde Ryugu, les scientifiques étudient sa composition pour tracer son origine. Une nouvelle étude montre des similitudes avec la comète périodique 81P/Wild, surnommée Wild 2.

L'astéroïde Ryugu a été sondé par Hayabusa 2, envoyé par l'agence spatiale japonaise © ISAS, Jaxa

https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/asteroide-liens-troublants-asteroide-ryugu-cette-comete-97526/#xtor%3DRSS-8

 

 

Les éclipses de Lune et de Soleil en 2023 : Il va falloir voyager !

Club astro Ajaccio éclipse Soleil 25_10_2022 19La mécanique céleste nous offre chaque année au minimum 4 éclipses avec un maximum de 7. En 2023 il sera possible d’observer deux éclipses de Lune et deux éclipses de Soleil. Mais pour cela il va falloir voyager, car elles ne seront pas visibles de tous les points du globe !  

https://www.numerama.com/sciences/1213884-ou-voyager-pour-voir-les-eclipses-de-soleil-et-de-lune-en-2023.html

 

 

 

 

Appel à idée pour prolonger la durée de vie d’Hubble

STS103_dec99_Hubble_SM3a_NasaLancé en 1990 par la navette Discovery, le télescope spatial Hubble est toujours en activité et poursuit ses observations scientifiques. Ses instruments sont encore en bon état de fonctionnement, mais les servitudes du satellite sont vieillissantes. De plus son orbite se dégrade peu à peu, ce qui est un réel sujet d’inquiétude. Cependant la NASA ne se résout pas à abandonner le satellite. En fin d’année 2022 elle a lancé un « Request for information » auprès des entreprises privées du secteur spatial, afin de prolonger sa durée de vie en rehaussant son orbite. L’idée n’est pas de financer une mission pour cela mais d’utiliser les services commerciaux de maintenance des satellites d’entreprises privées qui s’en chargeraient.

 

Le télescope spatial Hubble à bord de la navette Discovery lors de la première partie de la troisième mission de service (décembre 1999). © Nasa

https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/hubble-nasa-refuse-abandonner-hubble-lance-appel-prolonger-mission-101077/#xtor%3DRSS-8

 

L’origine de la lumière fantôme des amas de galaxies dévoilée ?

amas galaxies_NASA, ESA, STScI, James Jee (Yonsei University)En 1951 l’astrophysicien Fritz Zwicki découvre pour la première fois un rayonnement diffus dans l’amas de Coma issu d’une matière entre les galaxies des amas. L’origine de cette lumière intra amas n’est pas très bien connue. Une équipe de chercheurs coréens vient d’apporter de nouveaux éléments de réponse, grâce notamment aux observations du télescope spatial Hubble.

Image des amas de galaxies MOO J1014 + 0038 (panneau de gauche) et SPT-CL J2106-5844 (panneau de droite) capturés par la caméra grand champ 3 de Hubble. © Science : Nasa, ESA, STScI, James Jee (Yonsei university)

https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/astronomie-hubble-leve-voile-origine-lumiere-fantome-amas-galaxies-102650/#xtor%3DRSS-8

 

Une vitesse supraluminique possible dans un « univers théorique alternatif »

vitesse de la lumièreDans le cadre des lois actuelles de la physique, rien ne peut aller plus vite que la lumière dans un environnement incluant trois dimensions spatiales et une dimension temporelle. Récemment des chercheurs ont publié une étude dans Classical and Quantum Gravity, dans laquelle ils ont défini un nouveau cadre permettant de décrire de façon cohérente les phénomènes physiques à des vitesses proches de celle de la lumière.

https://trustmyscience.com/vitesse-lumiere-franchie-dans-univers-trois-dimensions-temporelles/

 

 

133 jours de la vie du Soleil en accéléré !

L’observatoire de la dynamique solaire de la NASA, SDO, scrute le Soleil quotidiennement afin de comprendre les mécanismes de son activité. Alors que le 25ème cycle solaire se révèle très actif, la NASA vient de publier une vidéo retraçant 133 jours d’activité de notre étoile.

https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/soleil-133-jours-vie-agitee-soleil-video-acceleree-regal-102693/#xtor%3DRSS-8

 

 

 

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01 janvier 2023

Le ciel du mois : Janvier 2023

Evénements

L’atterrisseur lunaire ispace/Hakuto-R mentionné dans le billet du mois de novembre a finalement décollé le 11 décembre à bord d’une fusée SpaceX/Falcon 9. Pour économiser le carburant au cours des phases d’accélération puis de freinage, une trajectoire assez longue a été choisie et l’alunissage est prévu en avril dans la région de Lacus Somniorum. Si tout va bien, deux petits rovers seront déployés sur la surface lunaire.

ispace mission 1

 

Le premier vol complet du lanceur spatial lourd Starship en cours de développement par SpaceX est attendu en début d’année, après de nombreux retards. Comme indiqué dans l’actualité du mois précédent, un décollage depuis Boca Chica au Texas sera suivi d’une orbite presque complète autour de la Terre et d’un amerrissage au large d’Hawaï. Le premier étage « Super Heavy » fera un amerrissage contrôlé dans le golfe du Mexique.

Starship et Super Heavy

 

Ephémérides

Lune janvier 2023

Le 1er janvier peu après le coucher du Soleil, Mars, la Lune, Jupiter, Saturne et Vénus seront approximativement à égale distance dans le ciel, matérialisant le plan de l’écliptique. Le même jour vers minuit, la surface lunaire passera à 10 secondes d’arc au-dessus d’Uranus (vu depuis Ajaccio). Le 3 janvier à 19h10, la Lune rendra visite à Mars à une distance de 0,9°.

Le 3 janvier verra également le maximum de l’essaim des Quadrantides avec une centaine d’étoiles filantes par heure ; le radiant est situé au nord-est le matin, à mi-chemin entre l’étoile Polaire et Arcturus. Cet essaim proviendrait du sillage de l’astéroïde 2003 EH1, reste d’une ancienne comète qui orbite entre Jupiter et la Terre dans un plan très incliné (71°) avec une période de 5,5 années.

Le 4 janvier, la Terre passera au périhélie, point le plus proche de son orbite elliptique autour du Soleil, à une distance de 147,1 millions de km (contre 152,1 à l’aphélie du 5 juillet dernier). Les dates de ces passages avancent dans le calendrier de 19 minutes chaque année du fait de la précession des équinoxes, des perturbations dues aux autres planètes et de l’effet relativiste.

Le nouvel an chinois débute le jour de la deuxième nouvelle Lune après le solstice d’hiver, donc cette année le 22 janvier (année du Lapin). Cet événement peut tomber entre le 21 janvier et le 20 février inclus du calendrier grégorien. Le calendrier chinois est luni-solaire : il comporte 12 mois de 29 ou 30 jours correspondant aux lunaisons auxquels s’ajoute un treizième mois dit « embolismique » tous les 2 ou 3 ans pour rattraper le déficit de 11 jours sur la durée de l’année sidérale.

Mercure apparaîtra le matin à l’est dans la deuxième quinzaine de Janvier, tandis que Vénus sera visible le soir basse sur l’horizon ouest ; son diamètre est de 11’. Mars reste observable tout le mois dans le Taureau mais son diamètre décroit rapidement (12’ en fin de mois contre 17’ à l’opposition de décembre). Jupiter est encore suffisamment haute en début de nuit tandis que Saturne disparaît rapidement à l’ouest. La planète aux anneaux passera à moins de 0,5° de Vénus le 22 janvier.

La nouvelle comète C/2022 E3 (ZTF) découverte le 2 mars 2022 par le Zwicky Transient Facility atteindra son périhélie le 12 janvier 2023 à une distance de 1,11 UA, et passera au plus près de la Terre le 2 février à une distance de 0,29 UA (43 millions de km). L’objet est actuellement dans la constellation de la Couronne Boréale ; son déplacement sur la voute céleste va s’accélérer et sa magnitude devrait diminuer de 7,5 vers 5,5 au cours du mois. A partir du 20 janvier, la comète deviendra visible au nord dès le début de nuit.

Trajectoire entre le 20/01 et le 01/02 à 23h (Stellarium)

Trajectoire C_2022 E3 STF janvier 2023

 

Observation / les objets du mois

Janvier est le bon mois pour observer la constellation d’Orion, laquelle renferme des objets exceptionnels. En effet celle-ci est occupée par un immense nuage de gaz et de poussières qui se concentre localement pour former de belles nébuleuses, véritables pouponnières d’étoiles.

La boucle de Barnard SH2-276 entoure la partie centrale appelée « baudrier d’Orion ». C’est une nébuleuse en émission située à 1600 années-lumière du système solaire, probablement formée par l'explosion d'une supernova il y a 2 millions d'années ; elle a été découverte en 1895 par l’astronome américain Edward Emerson Barnard. Vue depuis la Terre, la boucle présente un champ apparent d'environ 10° ce qui correspond à une taille de l'ordre de 300 AL. On distingue les étoiles géantes Bételgeuse (en haut), Rigel (en bas à droite) et les « trois rois » Alnitak, Alnilam et Mintaka au centre ainsi que la nébuleuse M42 en-dessous. Mintaka se situe quasiment sur l'équateur céleste.

Boucle Barnard_2

 

Bételgeuse est une supergéante rouge 15 fois plus massive que le Soleil, dont l’éclat varie entre les magnitudes 0 et 1,3 avec une période irrégulière autour de 5,7 années. Le diamètre de celle-ci vaut 1,9 milliard de kilomètres : si elle était à la place du Soleil, sa surface lècherait l’orbite de Jupiter. Située à 640 AL, sa température de surface est relativement froide (3600 K contre 6000 K pour notre Soleil) ; fin 2019, l’étoile a expulsé un important jet de gaz et de poussières qui a fait écran, réduisant sa luminosité pendant 6 mois. Agée seulement de 8 millions d’années, l’étoile arrive en fin de vie et explosera en supernova d’ici quelques milliers d’années.

A l’opposé, Rigel est une supergéante bleue de magnitude 0,12 située à 800 AL. 40 000 fois plus lumineuse que le Soleil et 17 fois plus massive, son rayon de 42 millions de km contiendrait l’orbite de Mercure. Agée de 8 millions d’années comme Bételgeuse, celle-ci évolue plus lentement mais finira aussi en supernova.

Dans la partie supérieure de la constellation d’Orion, l’étoile Lambda Orionis (Meissa) forme un triangle avec Bételgeuse et Bellatrix. Meissa provient de l'arabe « Al-Maisan » qui signifie « La brillante ». Cette étoile binaire fait partie de l'amas d'étoiles Collinder 69, à 1100 AL de notre système.

L'étoile principale est une étoile géante bleue de 16 masses solaires, sa magnitude apparente est de 3,4. L'étoile secondaire de magnitude apparente 6,0 est à 4,4’’ de la primaire, c'est une étoile bleue-blanche d'une masse estimée à 4 Ms. Le couple occupe le centre d’un vaste nuage d’hydrogène diffus qui pourrait être un rémanent de supernova.

Meissa

 

7° à l’ouest de Bellatrix, l’étoile carbonée W Orionis est aussi une étoile variable dont la magnitude oscille entre 4,4 et 6,5 avec une période moyenne de 212 jours. 400 fois plus grande que notre Soleil et distante de 1200 AL, sa température de surface de 2600 K est très basse pour une étoile.

 

Dans le bras d’Orion à l’est de Bételgeuse, un nuage d’hydrogène et d’oxygène ionisé est illuminé par de puissantes étoiles bleues. La nébuleuse SH2-261 a été découverte en 1939 seulement par les astrophotographes amateurs américains (père et fils) Harold et Charles Lower qui lui ont donné leur nom. Celle-ci est à 3200 AL et son diamètre est de 45’ environ. Le traitement en fausses couleurs permet de séparer les deux types de gaz.

SH2-261 Nébuleuse de Lower

 

La grande nébuleuse d’Orion M42 est un des plus beaux objets du ciel profond. Située à 1300 AL et mesurant 24 AL, celle-ci est visible à l’œil nu et mieux encore avec des jumelles. L'amas du Trapèze, bien brillant au centre, illumine un vaste nuage d'hydrogène et d'oxygène très coloré dont la taille apparente vaut le double de la pleine Lune. Nous trouvons à sa gauche la petite nébuleuse M43 (la tête de « l’oiseau ») et en haut à gauche la nébuleuse du coureur NGC1977.

M42, M43 nébuleuses d'Orion

 

L'étoile supergéante bleue Alnitak à 800 AL irradie la nébuleuse de la flamme NGC2024 ainsi qu’une vaste région d'hydrogène ionisé de couleur rouge (IC434). Un nuage de poussières dessine en contre-jour la fameuse tête de cheval.

NGC2024 et IC434 tête de cheval

 

2° à l’est de l’épée d’Orion se dessine la nébuleuse par réflexion M78, nuage de poussières interstellaires éclairées par de brillantes étoiles bleues. Elle a été découverte en 1780 par Pierre Méchain ; sa taille est de 28 AL soit un diamètre apparent de 60 x 40 minutes d’arc.

M78 nébuleuse Orion

 

Un vaste nuage d’hydrogène HII d’un diamètre apparent de 2°, soit 4 fois la pleine Lune, se dessine 15° à l’est du baudrier d’Orion : la nébuleuse de la rosette NGC2237. Située à 4700 AL, elle entoure l’amas NGC2244 (NGC2239) dont le rayonnement UV ionise les gaz environnants. Les atomes d’hydrogène émettent alors beaucoup dans le rouge sur la raie principale Halpha à 656,3 nanomètres.

NGC2237 Nébuleuse de la rosette (Licorne)

 

5° encore à l’est, une dizaine d’étoiles dessinent un curieux astérisme en forme de sapin de Noël renversé situé à 2080 AL et mesurant 26’. L’amas NGC2264 est entouré par un ensemble de nébuleuses en émission, par réflexion et obscures qui présentent de belles variations de couleurs. On remarquera en particulier la nébuleuse du cône  à la pointe du sapin. 

NGC2264 Nébuleuse du cône

 

Quelques degrés au-dessus, l’étoile carbonée BL Orionis à 2200 AL présente une belle couleur rouge ; dix fois plus grande que notre Soleil, sa magnitude apparente varie entre 6,1 et 6,3.

En remontant vers l’extrémité de la constellation des Gémeaux, nous trouvons une étoile assez brillante car relativement proche à 350 AL : Propus (Eta Geminorum). C’est une étoile variable semi-régulière de type géante rouge dont la luminosité varie sur une période de 234 jours entre les magnitudes 3,15 et 3,9. Juste à côté se trouve la nébuleuse de la méduse IC443 : il s’agit d’un rémanent de supernova, situé beaucoup plus loin à 5000 AL environ et d’un diamètre apparent de 45’. Il contient une étoile à neutrons, reste de la supergéante défunte qui a donné naissance à la nébuleuse.

IC443 Nébuleuse de la méduse (Gémeaux)

 

Un peu plus à l’est, toujours dans les Gémeaux, la nébuleuse du clown (ou de l’eskimau) NGC2392 est une nébuleuse planétaire bipolaire arborant une double coquille. Découverte par l'astronome germano-britannique William Herschel en 1787, c’est un objet de petite dimension (0,90'), de magnitude apparente 9,1 et situé à 3750 AL. La coquille interne se dilate avec une vitesse radiale élevée de 90 km/s ; on distingue bien le cœur de l’étoile au centre qui a éjecté une grande partie de ses composants avant de finir en naine blanche.

Photo NASA / télescope Hubble

NGC2392 clown

 

En revenant vers Orion, l’étoile Rigel éclaire 2° à l’ouest une grande nébuleuse par réflexion d'intensité lumineuse assez faible : la nébuleuse de la tête de sorcière NGC1909 à 1000 AL. Elle a aussi été découverte par Herschel en 1786. Celle-ci contient une quantité appréciable de monoxyde de carbone, c’est une région d’étoiles en formation qui s’étire sur près de 3°.

 

NGC1909 Nébleuse de la sorcière (Eridan)

 

Bon ciel à tous !

 

Sauf mention contraire, les photos de cet article ont été réalisées par l'auteur. Retrouvez-les dans la galerie, avec les paramètres de prise de vue et un commentaire.

 

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24 décembre 2022

Revue de presse hebdomadaire : pause de fin d'année

Pendant la trève des confiseurs, la Revue de Presse Hebdomadaire fait une pause.

La prochaine parution est prévue le vendredi 6 janvier 2023.

 

Pour savoir quoi observer en cette fin d'année, consultez la rubrique le Ciel du Mois

 

Joyeuses fêtes de fin d'année à tous !

 

NGC7380 Nébuleuse du sorcier HOO réduit

 NGC 7380 nébuleuse du sorcier en fausses couleurs HOO

 

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23 décembre 2022

Revue de presse du 23 décembre 2022

Désintégration en cours d’une exoplanète !

Kepler-1658bL’étoile Kepler 1658, située à 2 629 années-lumière abrite une seule exoplanète. De type « Jupiter chaude » elle a la particularité d’orbiter très près de son étoile.  Elle se trouve huit fois plus près de son étoile que Mercure du Soleil. Son rapprochement inéluctable de Kepler 1658 fait que d’ici quelques milliards d’années elle sera avalée par cette dernière. Ce phénomène de déclin orbital a déjà été observé, mais dans le cas présent l’étoile hôte serait déjà à moitié morte. En treize ans d’observation de Kepler 1658 et de sa planète, les scientifiques ont observé une diminution de son temps d’orbite de 131 millisecondes par an, une première autour de ce type d’étoile. Une étude parue dans The Astrophysical Journal Letter détaille le processus observé et les perspectives.

La planète Kepler-1658b a été la toute première exoplanète découverte par le satellite spatial Kepler. Ici, une vue d'artiste de l'étoile et sa planète, une Jupiter chaude. © Gabriel Perez Diaz, Instituto de Astrofísica de Canarias

https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/exoplanete-cette-planete-cours-desintegration-102385/#xtor%3DRSS-8

 

Fin de mission proche pour Insight…

Depuis le 18 décembre la NASA ne parvient plus à établir de contact avec Insight. La mission ne sera officiellement déclarée terminée qu’après deux tentatives consécutives de liaison infructueuse. Pour l’heure l’agence garde « ses oreilles grandes ouvertes ».

https://www.numerama.com/sciences/1216460-cest-peut-etre-la-toute-derniere-image-de-mars-envoyee-par-insight.html

mars-insight-1024x1024

Le tout dernier cliché d’InSight ? // Source : NASA/JPL-Caltech

…Et première étape de la mission Mars Sample Return !

perseverance-sample-cover2-1024x576Ce 21 décembre Perseverance a déposé un premier échantillon récolté sur Mars. Ce premier dépôt d’une série de 10 marque une étape importante de la mission de retour des échantillons.

Tube déposé par Perseverance. Source NASA/JPL Caltech/MISSS

 

https://www.numerama.com/sciences/1217786-ce-petit-tube-pose-sur-mars-est-une-grande-etape-pour-la-nasa.html

 

Revers pour le premier vol commercial de Vega C

Véga CAprès un vol inaugural réussi en juillet dernier, le lanceur léger européen Véga C a réalisé son premier vol commercial ce 21 décembre. Il s’est soldé par un échec et la perte des deux satellites embarqués. Il semblerait que le problème soit survenu au niveau du nouveau moteur du deuxième étage. Des investigations vont être menées pour comprendre les raisons de cet échec. En attendant cela grève les capacités d’accès à l’espace pour les Européens.

Illustration des différents étages de Vega C (crédit Avio)

https://reves-d-espace.com/echec-du-premier-vol-commercial-de-vega-c/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=echec-du-premier-vol-commercial-de-vega-c

 

Fuite sur le Soyouz amarré à l’ISS

Fuite Soyouz ISSAlors que les cosmonautes se préparaient à une sortie extra véhiculaire, une alarme retentit sur le système de diagnostic du Soyouz M22 amarré à l’ISS. Elle indique une chute de pression dans le système de refroidissement. La sortie dans l’espace est annulée et les investigations débutent. Selon les informations de Roscosmos, une brèche de 0,8 mm a été détectée dans un radiateur de refroidissement externe du module de service du Soyouz. L’origine pourrait être un micrométéoroïde ou un débris spatial. Deux groupes de travail ont été formés pour trouver les causes de l’incident, analyser l’état technique du vaisseau et élaborer des recommandations. Les conclusions sont attendues pour fin décembre.

Localisation de la fuite sur le Soyouz MS-22 (crédit NASA live)

https://reves-d-espace.com/fuite-sur-le-soyouz-ms-22-amarre-a-la-station-spatiale-internationale/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=fuite-sur-le-soyouz-ms-22-amarre-a-la-station-spatiale-internationale

 

Les 5 plus belles images du JWST

Lancé le 25 décembre 2021, le JWST  ne cesse de nous étonner par la qualité des images et des données collectées. Retour sur les cinq images les plus marquantes de cette année.

https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/james-webb-space-telescope-top-5-meilleures-photos-prises-telescope-james-webb-102425/#xtor%3DRSS-8

detail-piliers-creation-JWSTDétail des Piliers de la Création - Crédit : NASA ESA CSA STCCl

 

 

 

 

 

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16 décembre 2022

Revue de presse du 16 décembre 2022

Amerrissage réussi pour Orion !

Ce dimanche 11 décembre, la capsule Orion est revenue sur Terre après 25 jours de mission autour de la Lune.  Débuté le 5 décembre, le voyage de retour a été l’occasion d’effectuer de nombreux tests (propulsion du module d’équipage, moteurs auxiliaires…). L’amerrissage s’est fait avec une grande précision, grâce à la technique des rebonds. La mission n’est pas encore complètement terminée, il reste encore de nombreuses données à analyser et des vérifications à effectuer.

https://reves-d-espace.com/artemis-1-orion-de-retour-sur-terre/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=artemis-1-orion-de-retour-sur-terre

 

 

 

Un satellite révolutionnaire pour comprendre finement le cycle de l’eau sur Terre

Swot_sept22_TAScannes_DecourtDepuis trente ans l’altimétrie spatiale de précision a révolutionné la connaissance des océans et par là-même les évolutions climatiques.  Le satellite SWOT, (lancement le 16 décembre), va ouvrir une nouvelle ère dans « l’observation des eaux de surface continentales, lacs, cours d’eau avec des perspectives révolutionnaires dans le domaine de l’hydrologie continentale et de l’océanographie. ». La mission SWOT doit « nous amener à une meilleure compréhension du cycle de l’eau à l’échelle globale. »

Le satellite Swot, intégré par Thales Alenia Space, avec ses panneaux solaires et son radar interférométrique KaRIn repliés. © Remy Decourt

https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/observation-terre-satellite-swot-revolution-100820/

 

Une nouvelle génération de satellites météo sur orbite

IMG_MTG_I_INSTRUMENTS_LRGAriane 5 a lancé ce 13 décembre le premier satellite imageur du programme Météosat Troisième Génération (MTG-l1). D’ici quelques jours il rejoindra son emplacement opérationnel final  en orbite géostationnaire circulaire. Ensuite il faudra près d’un an de recette en orbite et de tests de toute la chaine d’acquisition de données pour  MTG-l1 devienne complètement opérationnel. Depuis 45 ans les satellites météo se sont considérablement améliorés. Cette dernière génération permettra une météorologie encore plus précise et plus rapide.  Les rafraichissements de données plus rapides et fréquents permettront une surveillance plus fine, voire en quasi temps réel, des phénomènes météo à évolution rapide, tels que les orages violents.

https://reves-d-espace.com/le-premier-satellite-de-troisieme-generation-meteosat-sur-orbite/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=le-premier-satellite-de-troisieme-generation-meteosat-sur-orbite

 

On connaît l’origine de l’asymétrie des molécules du vivant !

2-sagittarius-B2-eso0924eLorsqu’une molécule peut exister sous deux formes (forme gauche et forme droite) qui correspondent chacune à l’image de l’autre dans un miroir, on dit qu’elle est chirale. C’est le cas pour de nombreuses molécules du vivant, y compris lorsqu’elles sont synthétisées artificiellement. Cependant la nature fait que seule la forme gauche se retrouve dans les acides aminés des protéines, et seule la forme droite se retrouve dans les sucres de l’ADN. Une équipe de chercheurs franco-danoise vient de publier une étude qui explique l’origine de cette asymétrie.

https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/exobiologie-on-sait-vie-asymetrique-27127/#xtor%3DRSS-8

 

Et si le photon sombre était un composant de la matière noire ?

preuves-photons-noirs-851x538La matière noire est une matière hypothétique, dont l’existence pourrait expliquer la formation et l’évolution des grandes structures de l’Univers, telles que les amas de galaxies. Jamais observée directement, sa nature précise reste mystérieuse. Pour étudier ses propriétés les chercheurs examinent les caractéristiques de la lumière  émise par les quasars lointains. L’analyse spectrale montre que certaines raies sont plus larges que prévu. Des scientifiques de la SISSA (Scuola Internzionale Superiore di Srudi Avanzati) expliquent dans une étude que « les photons sombres seraient capables de se converir en photon basse fréquence et de réchauffer les structures cosmiques. »

Projection 2D de la toile cosmique telle qu’obtenue à partir d’une simulation. | Ewald Puchwein et la collaboration Sherwood-Relics

https://trustmyscience.com/nouvelles-preuves-montrent-matiere-noire-constituee-photons-sombres/

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09 décembre 2022

Revue de presse du 9 décembre 2022

Remonter le passé hydrique de Mars

mars-inondations-massivesLes nombreux chenaux qui sillonnent la Planète rouge témoignent d’un passé lointain durant lequel fleuves et rivières coulaient à sa surface. L’analyse de ces réseaux fait apparaître des différences d’architecture avec ceux connus sur Terre. La façon dont ils se sont construits donne de précieuses informations sur la dynamique fluviatile de Mars et de son évolution au cours du temps.

Une carte de Mars montrant les vallées fluviales. En blanc, celles formées par des inondations à partir de lacs de cratère. En noir, les autres vallées fluviales de la planète rouge. © Goudge et Al., Université du Texas

https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/mars-inondations-cataclysmiques-ont-cree-ces-rivieres-mars-93877/#xtor%3DRSS-8

 

Mars : un calme apparent

Perspective_view_of_Cerberus_FossaeL’absence de manifestations géologiques majeures, telles que le volcanisme ou les séismes, peut laisser penser que Mars ne possède pas de dynamique interne à l’image de celle que connaît la Terre, et qui est responsable de la tectonique des plaques. Une équipe de scientifiques de l’université d’Arizona a découvert que le manteau de la Planète rouge, plus particulièrement dans la région Elysium Planitia, était animé par des courants de convection pouvant causer des séismes et des éruptions volcaniques. Les résultats de leur étude sont parus dans Nature Astronomy.

Cereberus Fossae dans Elysium Planitia se caractérise par de grandes fractures récentes qui découpent la croûte de Mars. © ESA/DLR/FU Berlin

https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/espace-mars-nest-pas-morte-interieur-102131/#xtor%3DRSS-8

 

A la recherche des exoplanètes circumbinaires

file-20221128-12-kqlu0eLa première exoplanète orbitant autour de deux étoiles a été détectée en 2011 par le satellite spatial Kepler, il s’agit de Kepler-16b, surnommée Tatooine. Cependant, les étoiles multiples (doubles, triples, quadruples ou plus) font rarement partie du panel d’étoiles étudiées dans le cadre de la recherche d’exoplanètes, alors qu’elles constituent 85 % des étoiles de la Galaxie.  Un nouveau programme, appelé BEBOP, est dédié à la recherche d’exoplanètes dans les systèmes binaires. Avec de nouvelles planètes circumbinaires déjà découvertes, ce programme montre la pertinence des télescopes terrestres dans ces recherches.

L’observatoire de Haute-Provence où a été découverte en 1995 la première exoplanète, 51 Pegasi b, ce qui a valu le prix Nobel de physique 2019 aux astrophysiciens suisses Michel Mayor et Didier Queloz. Photo Alexandre Santerne

https://theconversation.com/des-planetes-sous-deux-soleils-et-comment-on-les-detecte-depuis-la-terre-195480

 

La construction du plus grand radiotélescope au monde démarre

reseau-ska-low-australieAu fur et à mesure de l’avancée des connaissances en astronomie, les questions nouvelles apparaissent et génèrent des besoins croissants d’observation et de mesure.  Pour répondre à des questions fondamentales liées à l’apparition des premières étoiles et galaxies, ou encore à la mystérieuse énergie noire, la construction du plus grand radiotélescope du monde démarre. Le Square Kilometer Array (SKA) comprend deux sites, en Afrique du Sud et en Australie, sur lesquels plus de 130 000 antennes seront implantées. Sa sensibilité inégalée permettra de capter des signaux issus de sources à des milliards d’années-lumière.

Vue d’artiste du réseau SKA-Low actuellement en construction en Australie-Occidentale. © Académie australienne des sciences

https://trustmyscience.com/construction-plus-grand-radiotelescope-monde-officiellement-demarre/

 

Sommes-nous seuls dans l’Univers ?

seuls dans universSavoir si nous sommes seuls dans l’Univers reste une grande question, sans réponse pour l’instant. Le projet Breakthrought Listen, lancé en 2015 par Yuri Milner et Stephen Hawkins, se focalise sur la détection de signaux qui pourraient provenir de civilisations extra-terrestres, les « technosignatures ». Il s’agit de tout signe de technologie que nous pouvons utiliser pour déduire l’existence d’une vie intelligente. Elles peuvent être structurelles, mais aussi atmosphériques. La pollution atmosphérique est l’un des moyens artificiels manifeste par lequel l’humanité a modifié les caractéristiques observables de la Terre ; et cela a pu se reproduire ailleurs dans l’Univers.

https://trustmyscience.com/chasse-signes-vie-extraterrestre-accelere-grace-nouveaux-instruments-observation-meerkat/

 

Percer les secrets de l’apparition de la vie sur Terre

mini-lune-meteorite-australiePendant que certains recherchent des traces de vie dans l’Univers d’autres essayent de comprendre comment elle est apparue sur Terre. Depuis plusieurs décennies on connaît l’importance du rôle des météorites, et notamment des chondrites carbonées, dans ce processus. Une étude vient de montrer comment des acides aminés, molécules essentielles du vivant, ont pu être créés sur ce type de météorites.

À ses débuts, la Terre a été bombardée de météorites. © IgorZh, Adobe Stock

https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/astronomie-meteorites-rayons-gamma-solution-donner-vie-18615/#xtor%3DRSS-8

 

Une éruption volcanique repérée sur une comète lointaine

pacman-comete-p29Le 22 novembre dernier des astronomes amateurs ont repéré une nouvelle explosion de la comète cryovolcanique 29P/Schwassmann-Wachmann. Découverte en 1927 par les deux astronomes dont elle porte le nom, cette comète est volcaniquement la plus active de notre système solaire. Cette explosion est la deuxième plus importante enregistrée sur les douze dernières années. Ces observations corroborent des recherches antérieures qui suggèrent que les éruptions sont liées à la rotation de la comète.

 

Comète 29P et son éjecta en forme de Pac-Man, observée le 23 novembre avec le télescope Faulkes North à Hawaï. © Cai Stoddard-Jones

https://trustmyscience.com/comete-29p-cryovolcan-espace/

 

 

Le travail des astronomes perturbé par la pollution spatiale

Nasa-debris-satellits-carteEn septembre dernier la société AST Space Mobile, qui a pour ambition de lancer sa constellation (111 satellites) pour transmettre internet, la 4G et la 5G depuis l’espace, a lancé son premier satellite. Le déploiement complet du réseau d’antennes de ce satellite le rend 40 fois plus lumineux ; et de fait il perturbe fortement le travail des astronomes. De plus il transmettra des ondes radio directement aux téléphones. Pour cela il utilisera une bande de fréquence très large  qui empiète sur les fréquences radio utilisées dans les observatoires. L’absence de régulation de l’utilisation de l’espace et la multiplication des acteurs privés sont au cœur du problème de la pollution spatiale.

Une carte des débris spatiaux, naturels et artificiels : il en existe plus de 27 000. © Nasa

https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/internet-satellite-ce-nouveau-satellite-devenu-trop-brillant-met-colere-astronomes-102084/#xtor%3DRSS-8

 

 

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